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Hier — 22 septembre 2017Al Huffington Post

Brexit: Theresa May propose une période de transition de deux ans, jusqu'en 2021

BREXIT - Oublié le "hard Brexit"? Ce 22 septembre, le Premier ministre britannique Theresa May a tenu un discours d'étape sur l'avancement du Brexit, en commençant par annoncer sa volonté d'établir une période de transition de deux ans.

Pendant cette période, les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer une sortie de son pays de l'Union "en douceur et ordonnée", a souligné Theresa May. C'est-à-dire qu'entre le 29 mars 2019 et le 29 mars 2021, le Royaume-Uni bénéficierait d'un statut intermédiaire. Une option qui a la faveur des milieux économiques.

Elle a aussi assuré que son pays honorerait ses engagements financiers aprÚs sa sortie de l'Union européenne, mais sans donner de chiffres. Cela assurera qu'aucun pays ne devra "payer plus ou recevoir moins" pour le reste du budget en cours, qui s'achÚve en 2020.

Protéger les citoyens européens

Alors que l'UE réclame une facture totale de sortie comprise entre 60 et 100 milliards d'euros, le Financial Times a parlé d'une proposition de 20 milliards seulement.

Toujours dans un esprit de conciliation, le Premier ministre britannique a expliqué qu'elle voulait que les tribunaux "prennent en compte" les jugements de la Cour de justice de l'Union européenne dans leurs décisions concernant les droits des citoyens européens aprÚs le Brexit.

"Je veux intégrer notre accord (de sortie de l'UE) dans la loi britannique et m'assurer que les tribunaux britanniques s'y réfÚrent directement (...) et puissent se référer aux jugement de la Cour européenne de justice", a-t-elle détaillé.

Ces différentes propositions satisferont-elles les Européens? Le 21 septembre, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier lui avait signifié qu'il attendait des "engagements clairs" pour avancer vers un accord de sortie, préalable pour Bruxelles à toute négociation d'un partenariat commercial futur, alors que démarrera le 25 septembre le quatriÚme rendez-vous entre négociateurs britanniques et européens.

Vives critiques de "Brexiters"

En attendant les réactions des Européens, les critiques ont fusé au Royaume-Uni du cÎté de certains Brexiters purs et durs.

"Aujourd'hui est un jour de victoire pour Westminster et la classe politique (britannique). Ils ont adressé un gros doigt aux 17,4 millions de personnes" qui ont voté pour le Brexit, a tweeté Nigel Farage, ex-chef du parti europhobe Ukip.

Cela illustre la position délicate dans laquelle se trouve Theresa May: affaiblie sur le plan intérieur aprÚs son échec aux législatives de juin, elle ne veut pas brusquer les Britanniques qui ont voté pour le Brexit afin de "reprendre le contrÎle" de leur pays ni se mettre à dos les eurosceptique de son Parti conservateur à quelques jours de leur congrÚs annuel qui s'ouvre le 1er octobre.

Elle doit aussi contenir ses ministres pro-Brexit, en particulier le bouillonnant Boris Johnson, chef de la diplomatie, qui a provoquĂ© une mini-tempĂȘte en rĂ©clamant la semaine derniĂšre une rupture franche avec l'UE. Depuis, il a fait amende honorable, allant jusqu'Ă  saluer vendredi un discours "motivant" porteur "d'une vision trĂšs sĂ©duisante".


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  • 22 septembre 2017 Ă  18:29

Cette photo de Jared Leto nu est un vrai cours de myologie

PEOPLE - Jared Leto a décidé de vous aider à passer une agréable journée et de vous donner un cours d'anatomie, plus précisément d'anatomie des muscles, la myologie. L'acteur et chanteur de Thirty Seconds to Mars a posté une photo de son corps nu sur Instagram ce vendredi 22 septembre. Sur ce selfie pris devant un miroir, la musculature abdominale du Joker vaut le détour, que l'on soit étudiant en médecine ou simplement esthÚte.

On constate d'ailleurs que son corps a radicalement changé depuis la perte de poids impressionnante et la transformation qui lui ont permis de remporter l'Oscar du meilleur acteur dans un second rÎle pour "Dallas Buyers Club".

Caption this #WALKONWATER

Une publication partagée par JARED LETO (@jaredleto) le



Grand oblique, petit oblique, grand droit, pyramidal et grands pectoraux de qualité... Jared Leto a bien rentabilisé son abonnement à la salle de sport.

Il a aussi trouvé un moyen de faire parler de lui pour la sortie du nouveau morceau de son groupe. S'il demande à ses fans de "poster une légende" dans les commentaires, le compositeur n'a pas oublié d'ajouter le mot clé "Walk on the water", et c'est le titre du nouveau morceau de Thirty Seconds to Mars dévoilé le 19 septembre.

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  • 22 septembre 2017 Ă  17:50

Un religieux saoudien suspendu pour avoir dit que les femmes ont un "quart" de cerveau

Un religieux saoudien qui a affirmĂ© que les femmes ne devraient pas ĂȘtre autorisĂ©es Ă  conduire car elles n'ont que le "quart" du cerveau d'un homme a Ă©tĂ© interdit de prĂȘche, ont indiquĂ© vendredi les autoritĂ©s.

Saad al-Hijri a été suspendu de toute activité religieuse dans la province d'Asir (sud) aprÚs que ses propos eurent défrayé la chronique sur les réseaux sociaux dans ce royaume ultraconservateur qui applique une version rigoriste de l'islam.

Dans une vidĂ©o qui l'identifie comme un important dignitaire religieux, Hijri affirme que les femmes ont normalement "la moitiĂ© du cerveau" d'un homme mais qu'elles n'en ont plus qu'un "quart" quand elles vont faire du shopping et qu'elles ne doivent donc pas ĂȘtre autorisĂ©es Ă  conduire un vĂ©hicule.

Les femmes n'ont pas le droit de conduire en Arabie saoudite, un pays oĂč elles sont maintenues Ă  l'Ă©cart des hommes qui ne sont pas membres de leur famille dans les lieux publics.

Les Saoudiennes sont en outre soumises à la tutelle de membres mùles de leurs familles --généralement le pÚre, le mari ou le frÚre-- pour pouvoir faire des études ou voyager.

La sanction imposĂ©e Ă  ce religieux par les autoritĂ©s "est un signe montrant que les plateformes de prĂȘche ne seront pas utilisĂ©es pour porter atteinte aux valeurs d'Ă©galitĂ©, de justice et de respect des femmes inhĂ©rentes Ă  l'islam", a prĂ©cisĂ© le porte-parole du gouverneur de la province d'Asir dans un communiquĂ©.

"Quiconque utilisera ces plateformes de prĂȘche dans le futur pour porter atteinte Ă  ces valeurs sera suspendu", a-t-il poursuivi.

AprÚs avoir été sanctionné, le religieux a indiqué que sa "langue avait fourché", selon le journal en ligne Sabq.

Ses propos, dénoncées par des militants des droits de la femme, ont toutefois reçu des soutiens dans des milieux conservateurs.

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  • 22 septembre 2017 Ă  17:14

Le taux d'abstention aux prochaines municipales est estimé à 70% selon un récent sondage

Le directeur gĂ©nĂ©ral de Sigma Conseil, Hassan Zargouni, est intervenu Ă  l'antenne de radio Express FM le vendredi 22 septembre 2017 afin d'analyser les rĂ©sultats du dernier sondage des intentions de vote aux Ă©lections municipales. Il a Ă©tĂ© Ă©galement question des intentions de vote dans le cas oĂč des Ă©lections lĂ©gislatives ou prĂ©sidentielles anticipĂ©es ont lieu.

"Nous prévoyons un taux trÚs élevé d'abstention de vote aux élections municipales qui pourrait atteindre 70%" a-t-il déclaré.

Zargouni a précisé que le sondage a été effectué avant l'annonce du report des élections municipales, ce qui selon lui, donne "plus de robustesse" aux résultats. Il a également déclaré que 10.000 Tunisiens de tous genres et ùges sur 350 municipalités ont fait l'objet de sondage.

"Ce nombre important de personnes sondées qui couvre l'ensemble des communes, nous permet de comprendre en profondeur la sociologie électorale des Tunisiens" a-t-il déclaré.

Hassan Zargouni a souligné l'importance du niveau scolaire comme nouvelle variable pouvant expliquer les intentions de votes des Tunisiens. Il a également relevé l'écart enregistré dans le taux de participation entre les élections municipales qui est de seulement 30% contre 43% pour les élections législatives. Le taux de participation s'élÚve à 55,7% pour les élections présidentielles.

"Les municipales représentent le parent pauvre dans le processus électoral, et c'est le cas de pratiquement toutes les démocraties dans le monde. La Tunisie ne fera pas l'exception". Ceci est dû, selon Zargouni, au fait que la plupart des électeurs sont convaincus que le changement ne peut arriver que du haut de l'échelle, en l'occurrence, les élections présidentielles.

"Les Tunisiens ont toujours des difficultĂ©s Ă  accorder leur confiance aux candidats indĂ©pendants, ce qui est particuliĂšrement important pour les Ă©lections municipales. Ils estiment qu'un parti est plus Ă  mĂȘme d'amener du changement qu'une personne indĂ©pendante" a-t-il ajoutĂ©.

Selon Zargouni, les raisons de ce taux d'abstention prévu sont nombreuses. En effet, il explique qu'il s'agit principalement d'un problÚme de conscience chez le Tunisien de l'importance de la représentativité locale; s'ajoute à cela, une déception développée depuis les élections de 2014. Des élections qui n'ont, pour la plupart, aucunement amélioré leur niveau de vie.

"La plupart des Tunisiens imputent la responsabilitĂ© d'une route endommagĂ©e Ă  l'État dans son ensemble, plutĂŽt qu'Ă  la municipalitĂ© Ă  laquelle ils sont rattachĂ©s" dĂ©clare-t-il.

Cela génÚre selon Zargouni, une pression inutile sur le gouvernement, alors que la responsabilité revient directement à la municipalité.

"S'adresser aux municipalitĂ©s pour des problĂšmes d'infrastructure rentre dans l'exercice de la dĂ©mocratie. Le citoyen tunisien doit ĂȘtre conscient de l'importance de cette proximitĂ© qui a un impact direct sur son quotidien" estime Zargouni.

"Aujourd'hui, nous avons remarqué que l'abstention de vote est nettement plus élevée chez les femmes illettrées (20%), les régions intérieures et principalement celles de l'ouest du pays, ainsi les jeunes ùgées de 18 à 25 ans. Ce sont les principaux profils des abstentionnistes que l'ISIE doit cibler pour essayer de les sensibiliser" a-t-il ajouté.

Selon ce sondage, Nidaa Tounes est Ă  la tĂȘte des intentions de vote aux Ă©lections lĂ©gislatives, suivi du mouvement d'Ennahdha et le Front Populaire en 3Ăšme place. Le courant dĂ©mocratique occupe la 4Ăšme place suivi des partis Afek Tounes et l'Union Patriotique Libre (UPL). "En gros, le classement est le mĂȘme qu'en 2014 et la balance des forces n'a pas vraiment changĂ©" conclut Zargouni.

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  • 22 septembre 2017 Ă  16:40

Pour les 30 ans de l'Institut du monde arabe Ă  Paris, un spectacle son et lumiĂšre convie sur son parvis la team Moroko Loko

ANNIVERSAIRE - 30 ans, ça se fĂȘte. Pour cĂ©lĂ©brer ses trois dĂ©cennies, l'Institut du monde arabe (IMA) Ă  Paris offrira le vendredi 29 septembre, de 20h Ă  23h, un spectacle son et lumiĂšre sur son parvis "pour des festivitĂ©s fĂ©Ă©riques", s'enthousiasme le lieu.

Maßtres de cérémonie cÎté son, le collectif parisien Arabic Sound System s'associera aux talents de la Moroko Loko, rendez-vous incontournable des amateurs de musique électro au Maroc et qui a célébré pour sa part ses 7 ans en 2017.

On retrouvera ainsi aux platines Amine Akesbi, alias Amine K, artiste DJ et fondateur du collectif Moroko Loko, mais aussi Younes Bahmad, alias "Unes", devenu mentor des DJS underground au Maroc et autre cheville ouvriÚre de la Moroko Loko. Autre invité et résident Moroko Loko, le DJ Jaza, biberonné à la musique rock des années 60 et 70 et aujourd'hui heureux faiseur d'électro.

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Amine K, Unes et Jaza feront chauffer le dancefloor du parvis de l'Institut du monde arabe pour les 30 ans du lieu parisien.


CĂŽtĂ© lumiĂšre, Romain Pissenem, prĂ©sentĂ© par l'IMA comme "l'actuel roi d’Ibiza", se chargera d'illuminer cette soirĂ©e qui s'annonce branchĂ©e Ă  souhait. Il mettra Ă  profit son expĂ©rience Ă  la tĂȘte de la sociĂ©tĂ© de production "High Scream" Ă  Londres, avec laquelle il "imagine des spectacles d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration s’appuyant sur les nouvelles technologies tout en mettant l’approche artistique au coeur de chaque projet", poursuit l'IMA.

Pour cet anniversaire attendu, le Français a conçu une scĂ©nographie lumineuse qui animera la façade emblĂ©matique de l'IMA conçue par l'architecte Jean Nouvel. Les 240 fenĂȘtres façon Moucharabiehs se transformeront ainsi en autant d'Ă©crans lumineux, pour une mosaĂŻque Ă©lectronique qui "projettera la façade dans le futur tout en respectant son prestigieux passĂ©", Ă©crit l'IMA sur son site.

Fondé sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing et inauguré en 1987 sous la présidence de François Mitterrand, l'Institut du monde arabe à Paris prévoit bien d'autres activités pour célébrer ce trentiÚme anniversaire, dont une Carte Blanche à Tahar Ben Jelloun à partir du 10 octobre. Durant le premier week-end de festivités, du 29 septembre au dimanche 1er octobre, les visiteurs auront accÚs gratuitement à tous les espaces et toutes les manifestations du lieu situé dans le 5e arrondissement de Paris.

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  • 22 septembre 2017 Ă  16:34

Mehdi Ben Gharbia devant le Conseil des droits de l'Homme: "Permettez-moi de vous raconter l'histoire de mon pays ..." (VIDÉO)

"Permettez-moi de vous raconter l'histoire de notre pays, petit dans sa gĂ©ographie mais grand dans son histoire et sa contribution Ă  l'humanitĂ©" c'est ainsi que Mehdi Ben Gharbia, ministre chargĂ© des Relations avec les instances constitutionnelles et la sociĂ©tĂ© civile et des droits de l’Homme, a entamĂ©, ce jeudi 21 septembre 2017, son discours devant le Conseil des droits de l’Homme Ă  GenĂšve.

Ce dernier a retracé l'histoire de la Tunisie qui a toujours été à la croisée des civilisations. De l'époque punique à nos jours, la Tunisie s'est montrée à maintes reprises pionniÚre en matiÚre de libertés et de droits de l'Homme, a noté Ben Gharbia.

Il a indiqué que de la constitution de Carthage datant de cinq siÚcles av. J.-C, qui permettait à ses habitants de pratiquer la démocratie, en passant par l'abolition de l'esclavage en 1846, à la premiÚre constitution arabe de 1861 qui a garanti la séparation entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, la Tunisie a démontré la richesse de son héritage et son engagement à défendre les libertés et les droits de l'Homme depuis des siÚcles.

Ben Gharbia a évoqué, par ailleurs, les réflexions avant-gardistes de Taher Hadad et le Code du statut personnel, élaboré en 1956 par Habib Bourguiba. Il s'agit d'un progrÚs sans précédent dans le domaine des droits de la femme tunisienne et dans le monde arabe.

Le ministre a ensuite abordé la Tunisie de la révolution, de la liberté et de la dignité, qui a favorisé la mise en place de nouvelles institutions et la tenue des premiÚres élections libres ainsi que la promulgation de nouveaux textes législatifs couvrant un large éventail de droits et libertés fondamentales.

La Tunisie d'aujourd'hui continue, d'autre part de réaliser des avancés en matiÚre de droits de l'Homme "notamment à travers les nouvelles mesures entamées par le président de la République Béji Caïd Essebsi, relatives à l'égalité homme-femme dans l'héritage et le droit de mariage d'une tunisienne avec un non musulman". "C'est la Tunisie, mon pays" a martelé Ben Gharbia.

Le ministre a fait savoir que "la libertĂ© de conscience, les droits civils, politiques, Ă©conomiques, sociaux et culturels sont au cœur du systĂšme tunisien actuel, avec une place de choix rĂ©servĂ©e Ă  la femme".

Ben Gharbia a indiquĂ© que la Tunisie a acceptĂ© la recommandation relative Ă  la non-discrimination entre les personnes au motif de leur orientation sexuelle. Cependant, il reste encore un dialogue sociĂ©tal Ă  mener pour dĂ©criminaliser certains comportements", a-t-il ajoutĂ©. "Les autoritĂ©s sont conscientes qu’elles auront besoin de temps pour faire Ă©voluer les mentalitĂ©s.

Il a annoncé, d'autre part, que la Tunisie s'est engagée à ne plus imposer un test anal aux homosexuels qui sont poursuivis pour leurs pratiques sexuelles.

MĂȘme si l'abrogation du test anal ne sera pas encore effective, la Tunisie s'engage Ă  "arrĂȘter le recours aux tests anarchiques, sans consentement et sans assise lĂ©gale" dans un dĂ©lai de 4 ans et de prendre les mesures nĂ©cessaires pour rĂšglementer cette question au niveau lĂ©gislatif et administratif.

Sur les 248 recommandations, la Tunisie en avait acceptées 189 et avait pris note de 59 autres.

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  • 22 septembre 2017 Ă  15:54

Abdelatif Mekki remet en cause "le rĂ©gime prĂ©sidentiel" Ă  l'intĂ©rieur d'Ennahdha (VIDÉO)

Invité de l'émission "Midi Show" sur la radio Mosaïque FM, le député du parti Ennahdha Abdelatif Mekki a remis en cause le régime présidentiel régissant son parti, ce qui est selon lui source de dissensions.

Selon lui, "il y a des dissensions sur les grands dossiers et cela est normal". Cependant "ce qui se passe à l'intérieur du parti, c'est que certaines réactions sur des dossiers nationaux nous posent des problÚmes et c'est pourquoi l'on demande plus de précisions et plus collaboration dans les prises de décisions" reprochant au président du parti d'avoir entre ses mains le pouvoir de décider seul.

"Nous avons des diffĂ©rences sur comment doit ĂȘtre dirigĂ© le parti Ennahdha" a affirmĂ© Mekki ajoutant que "le parti Ennahdha est un courant qui est large (...) et le principal problĂšme qu'il y a au parti et dont dĂ©coulent tout les autres c'est (...) que la dĂ©cision soit entre les mains du prĂ©sident seulement. Les institutions sont quant Ă  elles dans le meilleur des cas, une sorte de soutien" a-t-il dĂ©plorĂ©.

Interrogé sur le fait que les dirigeants historiques du partis sont petit à petit éloignés de la prise de décision, Mekki indique: "non je ne dirais pas qu'elles en sont éloignées, elles sont à l'intérieur des institutions mais au bout du compte, c'est le président du parti qui prend les décisions".

"On a appelĂ© Ă  ce qu'une Ă©valuation de mi-mandat se fasse en profondeur pour nous, pour le pays et mĂȘme pour Nidaa Tounes notre partenaire au pouvoir" mais rien n'a Ă©tĂ© fait pour le moment selon le dirigeant d'Ennahdha.

Selon lui, "le régime présidentiel du parti l'oblige (en parlant de Rached Ghannouchi) à prendre seul le pouvoir, c'est valable aussi pour n'importe qui d'autre à sa place", mais la personnalité de Rached Ghannouchi n'aide pas non plus: "de part sa personnalité, sa qualité de président-fondateur du parti, de Cheikh...cela renforce encore plus le régime présidentiel à l'intérieur du parti" a affirmé Mekki.

Revenant sur les dissensions entre les députés d'Ennahdha lors du vote de la loi sur la réconciliation, Mekki déplore la précipitation dans lequel celui-ci a été adopté.

Lors de la discussion concernant le projet de loi sur la réconciliation administrative, Mekki affirme que Rached Ghannouchi "est venu voir le bloc parlementaire et a écouté 26 interventions dont 24 étaient contre le vote pour la loi sur la réconciliation dans ces conditions et dans cette mouture (...) car il y avait des améliorations à y apporter et il n'était pas logique que ce projet de loi passe avant celui sur l'ISIE".

Or "la décision qui nous est parvenue de la part du bureau exécutif était de voter pour la loi" a-t-il indiqué.

"Quelle différence y a t-il à voter la loi sur la réconciliation aujourd'hui, dans 3 jours ou dans un mois? Cette précipitation n'a pas été comprise et a laissé les députés face à leurs consciences: Il y en a qui n'étaient pas présents du tout, d'autres qui étaient présents et qui n'ont pas voté, et d'autres encore qui ont voté avec plein de ressentiment" a-t-il déploré.

L'Assemblée des représentants du peuple a adopté, le 13 septembre, la loi sur la réconciliation administrative, une loi critiquée en Tunisie.

Adoptée par 117 voix pour, une abstention et 09 voix contre, elle l'a été dans une ambiance houleuse.

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  • 22 septembre 2017 Ă  15:36

Un pénis caché oblige Netflix à retirer un épisode de Maya l'Abeille

SÉRIE - L'affaire a indignĂ© plusieurs parents aux États-Unis. Dans la sĂ©rie animĂ©e "Maya l'abeille" -diffusĂ©e sur Netflix-, un dĂ©tail n'est pas passĂ© inaperçu. Un pĂ©nis se cachait dans un Ă©pisode, ce qui a provoquĂ© de nombreux commentaires au mois de septembre. Suite Ă  quoi, Netflix a dĂ©finitivement supprimĂ© l'Ă©pisode de sa plateforme.

Dans l'épisode 35 de la premiÚre saison, un pénis apparaßt gravé sur l'écorce d'un arbre en arriÚre-plan. Ce détail n'a pas échappé au regard affûté de certaines mamans qui se sont emparées des réseaux sociaux pour le faire remarquer.

This show is on @netflix its called maya the Bee this episode is S1E35 around 5:14 mins in they have a #dick on the log wall pic.twitter.com/lb5bK88Ex5

— Ariel Wray (@ArielWray) 15 septembre 2017


"Ce contenu est sur Netflix et c'est "Maya l'abeille". Cet Ă©pisode est le 35Ăšme de la premiĂšre saison. À 5:14 mins, un pĂ©nis apparaĂźt sur l'Ă©corce d'un arbre."



Durant presque une minute, le pĂ©nis dessinĂ© sur l'Ă©corce fait partie du dĂ©cor. Une "erreur" qui n'est pas du goĂ»t de tous, mĂȘme si certains adultes ont prĂ©fĂ©rĂ© s'en amuser et que le public ciblĂ© par ce dessin animĂ© appartient Ă  la tranche d'Ăąge 4-7 ans.

#mayathebee thank you for keeping this show interesting for us adults. Sorry some stupid parents don't agree. pic.twitter.com/XDtDk2O6n5

— Desmond Gibbs (@843monstar) 21 septembre 2017

"#Mayalabeille, merci de garder ce dessin animé intéressant pour nous autres adultes. Navré de voir que certains parents stupides ne sont pas de mon avis."



Un autre post -qui a été supprimé de Facebook- montre l'extrait en question, filmé par une mÚre de famille américaine. L'extrait reste visible sur YouTube.



"(...)Pouvez-vous m'expliquer de quoi il s'agit? Je sais que je ne suis pas en train de devenir folle. Je sais que ce genre de choses ne devraient pas apparaĂźtre dans une sĂ©rie pour enfants. Je suis extrĂȘmement dĂ©goĂ»tĂ©e. Il n'y aucune raison valable pour que mes enfants voient de telles choses.(...)", dit cette femme, apparemment trĂšs choquĂ©e par ce qu'elle voit sur son Ă©cran.

Suite Ă  ces commentaires, Netflix a supprimĂ© l'Ă©pisode 35 de la premiĂšre saison de son service de streaming. À noter que Netflix France ne propose pas "Maya l'abeille" dans son catalogue.

La société française qui produit cette série d'animation depuis 2012, Studio 100, a elle aussi réagi ce vendredi 22 septembre:

"Cette image provient vraisemblablement d'une blague de trĂšs mauvais goĂ»t d'un des 150 artistes ayant travaillĂ© sur la production de la sĂ©rie. Cela est tout Ă  fait inacceptable et vient totalement Ă  l'encontre de la qualitĂ© du travail et des valeurs de Studio 100, propriĂ©taire de la marque et de ses diffĂ©rentes filiales. Studio 100 est absolument consternĂ© par cet incident fĂącheux et prĂ©sente ses excuses Ă  toutes les personnes qui se sont senties offensĂ©es Ă  la dĂ©couverte de cette image. La sociĂ©tĂ© met tout en œuvre techniquement pour remĂ©dier Ă  la situation."


Un cas parmi tant d'autres

Maya l'abeille est la derniÚre victime en date mais avant elle, une multitude de dessins animés ont contenu des détails plus ou moins osés. C'est particuliÚrement le cas parmi les créations Disney et Pixar qui se sont souvent jouées de la vigilance de leurs jeunes fans.

Dans "Bernard et Bianca" en 1977 une femme aux seins nus se retrouve Ă  la fenĂȘtre.

bernard et biainca

Un dessin osé se cache dans "Monstres et Cie" (2001).

monstres et cie

Dans le dessin animé "Hercule" (1997), le centaure se cogne et se fait une bosse sur le haut du crane. Sans commentaires...

hercule

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  • 22 septembre 2017 Ă  15:14

L'abolition du test anal n'est pas encore effective, a annoncé Mehdi Ben Gharbia

Plusieurs mĂ©dias ont annoncĂ©, jeudi le 21 septembre, l'abolition du test anal, utilisĂ© en Tunisie car il est supposĂ© vĂ©rifier les pratiques homosexuelles des personnes arrĂȘtĂ©es en vertu de l'article 230 du code pĂ©nal qui criminalise l'homosexualitĂ©.

Intervenant sur les ondes de MosaĂŻque Fm, le ministre chargĂ© des Relations avec les instances constitutionnelles, la sociĂ©tĂ© civile et les organisations des droits de l’homme, Mehdi Ben Gharbia a annoncĂ© que l'abrogation du test anal n'est pas encore effective mais la Tunisie s'engage Ă  "arrĂȘter le recours aux tests anarchiques, sans consentement et sans assise lĂ©gale". Et d'ajouter que la Tunisie s'engage dans les 4 ans Ă  venir Ă  prendre les mesures nĂ©cessaires pour rĂšglementer cette question au niveau lĂ©gislatif et administratif.

Le ministre chargĂ© des Relations avec les instances constitutionnelles, la sociĂ©tĂ© civile et les organisations des droits de l’homme a rĂ©vĂ©lĂ© que sur une totalitĂ© de 248 recommandations Ă©mises par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, en mai dernier, dans le rapport de la Tunisie sur les droits humains, la Tunisie en a acceptĂ© 189, en s'engageant Ă  harmoniser sa lĂ©gislation avec les standards internationaux, en ce qui concerne la torture, le respect des droits humains dans les crimes liĂ©s au terrorisme ou encore la sĂ©grĂ©gation raciale.

La Tunisie a écarté, en revanche, les recommandations "qui nécessitent un dialogue sociétal et un consensus national comme l'abolition de la peine de mort ou encore la levée de la criminalisation de l'homosexualité", a précisé Ben Gharbia.

Le recours au test anal ainsi que la criminalisation de l'homosexualité sont décriés par plusieurs ONG tunisiennes, travaillant pour le reconnaissance des droits des minorités sexuelles ainsi que sur la préservation des droits humains en général. Elles sont unanimes à assimiler le test anal à de la torture.

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Les organismes internationaux ont eux aussi fustigé le recours à ce test. Le Comité des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a noté dans ses observations finales du mois de juin 2016 concernant le troisiÚme rapport périodique de la Tunisie que:

"MalgrĂ© le droit de refuser cet examen, le ComitĂ© est prĂ©occupĂ© par des informations affirmant que plusieurs personnes acceptent cet examen sous la menace de la police arguant, entre autres, que le refus de donner leur consentement serait interprĂ©tĂ© comme une incrimination (...) L’ État devrait interdire les examens mĂ©dicaux intrusifs qui n’ont aucune justification mĂ©dicale et ne peuvent ĂȘtre consentis de maniĂšre libre et Ă©clairĂ©e par les personnes qui les subissent et qui seront, de ce fait, poursuivis en justice", a-t-il recommandĂ©.

Plusieurs associations tunisiennes dĂ©noncent "la chasse aux homosexuels" pratiquĂ©e par aussi bien par l'État que par une frange de la sociĂ©tĂ©. L'association Shams pour la dĂ©pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ© a publiĂ© un communiquĂ© dans ce sens, vendredi, s'alarmant du fait que dix arrestations et deux meurtres de personnes homosexuelles ont eu lieu durant le mois de septembre.

Interviewé par le HuffPost Tunisie, Badr Baabou, président de l'association Damj qui milite pour la reconnaissance des droits des homosexuels a indiqué que les affaires de violence contre la communauté LGBTQI, non médiatisées, sont encore plus nombreuses et parfois plus sanglantes.



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  • 22 septembre 2017 Ă  14:43

Uber perd sa licence à Londres mais fait appel pour poursuivre son activité

TRANSPORT - La compagnie Uber va perdre sa licence d'exploitation à Londres, a annoncé ce 22 septembre l'autorité des transports de Londres (TfL), mais le géant américain des voitures avec chauffeurs a immédiatement dit qu'il saisirait la justice.

"TfL conclut qu'Uber Londres n'est pas apte à détenir une licence d'exploitation de chauffeurs privés", a expliqué dans un communiqué l'autorité, qui se penchait sur un éventuel renouvellement de cette licence expirant le 30 septembre.

Pour expliquer sa décision, l'autorité souligne que "l'approche et la conduite d'Uber ont démontré un manque de responsabilité en lien avec plusieurs problÚmes, avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public".

TfL (Transport for London) reproche notamment Ă  Uber son manque de rĂ©activitĂ© dans la dĂ©nonciation de crimes dont ses chauffeurs seraient tĂ©moins et ses failles dans le contrĂŽle du casier judiciaire de ses conducteurs. L'autoritĂ© reproche aussi Ă  Uber d'utiliser un logiciel permettant aux chauffeurs d'Ă©viter de se faire repĂ©rer par les autoritĂ©s dans les zones oĂč ils n'ont pas le droit d'opĂ©rer.

"Une menace à la sûreté et à la sécurité des Londoniens"

Uber a rĂ©agi en annonçant qu'il prĂ©voyait "de contester immĂ©diatement cette dĂ©cision en justice". "Les 3,5 millions de Londoniens utilisant notre application et les plus de 40.000 conducteurs agrĂ©Ă©s qui dĂ©pendent d'Uber pour vivre vont ĂȘtre estomaquĂ©s par cette dĂ©cision", a fustigĂ© le chef de la compagnie Ă  Londres, Tom Elvidge, dans un communiquĂ© cinglant.

"En voulant interdire notre application dans la capitale, Transport for London et le maire ont cédé aux appels d'un petit nombre de personnes qui veulent limiter le choix des clients. Si cette décision est maintenue, plus de 40.000 conducteurs seront au chÎmage et les Londoniens seront privés d'un moyen de transport pratique et abordable", a dénoncé le patron londonien du géant basé à San Francisco en Californie.

Le groupe a aussitĂŽt envoyĂ© un message d'explication Ă  la totalitĂ© de ses clients au Royaume-Uni, via SMS, comme le montre ce journaliste du Telegraph. Ce message les invite Ă  signer une pĂ©tition en ligne pour sauver l'application. Elle avait recueilli plus de 70.000 signatures Ă  l'heure oĂč nous mettons cet article en ligne.

Uber just emailed every customer in London with this pic.twitter.com/qIf4DQXTaA

— James Titcomb (@jamestitcomb) 22 septembre 2017



Le maire de Londres, Sadiq Khan, a pour sa part dit son "soutien total" à la décision de TfL. "Ce serait une erreur de la part de TfL de continuer de fournir une licence à Uber si elle pose une quelconque menace à la sûreté et à la sécurité des Londoniens".

"Tous les exploitants de voitures avec chauffeurs à Londres doivent respecter les rÚgles", a ajouté le maire dans un communiqué distinct.

Cette décision retentissante de TfL constitue un problÚme de plus pour Uber, confronté déjà à de nombreux défis. Le groupe vient de se doter d'un nouveau PDG, l'ex-patron d'Expedia Dara Khosrowshahi, aprÚs le départ de son ancien patron-fondateur Travis Kalanick.

Plusieurs enquĂȘtes pour soupçon de corruption

Travis Kalanick Ă©tait sur la sellette depuis des accusations de harcĂšlement dans le groupe par une ex-ingĂ©nieure cet hiver. Il est accusĂ© d'avoir lui-mĂȘme entretenu une culture d'entreprise sexiste et brutale.

Le groupe, qui a encore perdu plus de 600 millions de dollars au deuxiĂšme trimestre, doit affronter de surcroĂźt plusieurs enquĂȘtes judiciaires sur des soupçons de corruption de responsables officiels Ă©trangers.

Le groupe s'est en outre mis Ă  dos les taxis qui voient en lui leur mort programmĂ©e, les rĂ©gulateurs de nombreux pays qui cherchent Ă  lui faire barrage et mĂȘme ses propres chauffeurs, qui rĂ©clament de meilleures rĂ©munĂ©rations ou un statut plus protecteur.

Établie sur la base des levĂ©es de fonds auprĂšs des investisseurs, la valorisation d'Uber est d'environ 70 milliards de dollars, soit la plus grosse start-up non cotĂ©e du monde.


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  • 22 septembre 2017 Ă  14:06

"West of Life": Un panorama de l'Ɠuvre du photographe Zied Ben Romdhane prĂ©sentĂ© Ă  la Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain (INTERVIEW)

Né en 1981 en Tunisie, Zied Ben Romdhane commence sa carriÚre comme photographe publicitaire avant d'évoluer vers le documentaire et le photojournalisme. Il réalise de nombreuses expositions à travers le monde.

Ses travaux ont été récemment exposés à Arles (2013), Paris (Maison de la Tunisie, 2013), Marseille (MUCEM, 2015), New York (White Box, 2013), Bombay (Clark House, 2013), Houston (Fotofest Biennial, 2014), ou encore Dubaï (1x1 Gallery, 2014). Il obtient le prix POPCAP dans le cadre du Festival Image Afrique à Bùle, en 2015.

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Il est directeur de photographie et producteur de plusieurs films comme Sabaa Chicken (2010) et Fallega (2011) un documentaire sur le printemps arabe en Tunisie. Il a également participé au projet Reporting Change de World Press Photo en 2013.

Ses œuvres explorent principalement les territoires tunisiens abandonnĂ©s, il capte l'errance, l'attente et l'isolement de la jeunesse notamment touchĂ©e par le chĂŽmage.

L'Institut du Monde Arabe Ă  Paris accueille actuellement ses travaux Ă  l'occasion de 2Ăšme Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain.

HuffPost Tunisie: Il s'agit de votre premiÚre participation à la Biennale des photographes du monde arabe contemporain qui présente cette année davantage d'artistes tunisiens. Quels travaux exposez-vous? Qu'est-ce-que cet événement a de particulier?

Zied Ben Romdhane: Je présente huit clichés sélectionnés notamment avec Olfa Feki, commissaire de l'exposition. Ces travaux donnent un petit aperçu de mon travail.

C'est un projet sur lequel j'ai travaillé pendant deux ans, depuis fin 2014 pour certains jusqu'en 2016.

Je suis un des seuls à toucher plus ou moins au documentaire dans cette exposition, la majorité est plutÎt fine arts ou conceptuelle.

Tous mes clichĂ©s sont en noir et blanc, c'est un choix. J'ai dĂ©jĂ  travaillĂ© la couleur mais rĂ©cemment, mes trois derniers reportages ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en noir et blanc. J'essaie de minimiser la technique, les outils, etc. afin de me concentrer davantage sur le sujet, d'ĂȘtre plus simple, plus direct. Je ne donne pas non plus de titre Ă  mes œuvres, mais plutĂŽt une lĂ©gende et un texte.

L'espace qu'offre l'IMA est magnifique, mon travail est situé en face du travail d'une autre artiste tunisienne, Hela Ammar qui présente des travaux en couleur cette fois. La production, l'installation et la scénographie sont de trÚs bonne qualité.

Ce qui est intĂ©ressant dans cette exposition en particulier, c'est de pouvoir observer beaucoup de travaux. J'ai par exemple adorĂ© ceux du photographe Ă©gyptien Karim El Hayawan, dont l'œuvre reflĂšte sa personnalitĂ© trĂšs vivante.

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Quel est votre parcours?

Je n'ai pas suivi de formation artistique stricte, j'ai fait du commerce international, la photo est une passion. Étant Ă©tudiant j'ai participĂ© au Club Photo, oĂč j'ai justement connu le photographe DouraĂŻd Souissi (NDLR: qui expose Ă©galement Ă  la Biennale) au Club Photo de Tahar Haddad.

Je ne me suis pas tout de suite consacré à la photographie, mais petit à petit j'ai ouvert mon studio pour des photos commerciales et à cÎté de cela, dÚs 2011 à peu prÚs, je faisais mes reportages donc mes propres projets.

Vous avez par la suite travaillé auprÚs de prestigieuses institutions photographiques comme World Press Photo, Magnum...

J'ai justement travaillé la série "West of Life" avec Magnum, l'ONG AFAC basée à Beyrouth et la fondation Prince Claus des Pays Bas.

Ils ont fait un excellent programme qui s'appelle ADPP (Arab Documentary Photography Program), j'ai participé à la 2Úme édition. C'est une initiative magnifique! Ils ont ramené des mentors à Beyrouth, Peter Van Agtmael, qui a été mon mentor au cours du projet, et Tanya Habjouqa qui a remporté le World Press Photo Award en 2014.

Les acteurs de World Press Photo sont venus Ă  Tunis aprĂšs la rĂ©volution, ils ont lancĂ© des appels Ă  candidatures, ont prĂ©sentĂ© leur organisation, ses actions, etc. Ils ont ramenĂ© Ă©normĂ©ment de photoreporters et artistes. Cela s'est Ă©galement fait en Égypte, au Maroc, dans plusieurs pays du monde arabe, c'Ă©tait un projet centrĂ© sur le printemps arabe.

Le projet le plus impactant pour moi a Ă©tĂ© l'ADPP avec Magnum et AFAC. C'Ă©tait vraiment une expĂ©rience particuliĂšre car la photographie est une pratique trĂšs solitaire et il est important de confronter son travail Ă  l'extĂ©rieur. La partie avec les discussions, les prĂ©sentations et l'editing est extrĂȘmement intĂ©ressante, elle m'a poussĂ© Ă  me poser beaucoup de questions.

En Tunisie, la photographie est un domaine en plein essor qui tend à se démocratiser. Je pense notamment à la création du futur festival #Kerkennah01, centré sur la photographie et le multimédia. Quel regard portez-vous sur cette récente évolution?

Je trouve cela trÚs bien car ce genre d'initiative manque encore énormément en Tunisie. Malheureusement cela reste à l'échelle privée.

Je pense aussi Ă  la manifestation photo de Ghar El Melh, Ă  laquelle j'ai participĂ© avec beaucoup de photographes tunisiens mais aussi Ă©trangers. C'Ă©tait vraiment trĂšs intĂ©ressant, mais l'Ă©vĂ©nement a du s'arrĂȘter Ă  cause du manque de financement.

Ce qu'Olfa Feki (NDLR: instigatrice du projet #Kerkennah01) essaie de lancer aujourd'hui est trĂšs intĂ©ressant mais le problĂšme est vraiment le manque de soutien. On espĂšre encore une fois que les institutions et l'État bougeront.

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Quels sont vos projets futurs?

Je suis actuellement manager photo à Tunis pour une société américaine.

Un livre centré sur la série "West of Life", dont font partie l'ensemble des clichés que je présente à l'IMA, sera imprimé le 2 octobre, je pense à faire éventuellement une expo lors de sa sortie.

À la fin de l'annĂ©e j'exposerai Ă  Bamako (NDLR: Ă  l'occasion de la 11Ăšme Biennale Africaine de la Photographie) et juste avant pour AFAC Ă  Beyrouth.

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  • 22 septembre 2017 Ă  13:54

6 adresses originales Ă  Casablanca pour combler ses envies de gourmandise

SORTIE - Amis gourmands, si (comme nous) vous avez le palais sucrée et que vous avez fait le tour des pùtisseries sans véritablement trouver votre bonheur, ne cherchez plus. Voici notre sélection des meilleures adresses casablancaises pour une pause gourmande bien méritée. Bon appétit!

Rose LĂ©on: Vous avez dit classique?

rose leon

CrĂ©Ă©e il y a quelques mois Ă  peine, Rose LĂ©on est dĂ©jĂ  l’une des rĂ©fĂ©rences de la pĂątisserie française Ă  Casablanca. Cette nouvelle maison qui valorise les produits locaux en respectant leur saisonnalitĂ©, n’a pas peur des mariages audacieux et des associations improbables. Amlou, argan, rose, mais aussi mangue, coco, pistage et chocolat… Le chef pĂątissier Richard Hawke rĂ©ussit Ă  faire des merveilles avec tout ce qui lui passe sous la main. Les crĂ©ations originales et savoureuses de ce chef franco-australien, rĂ©alisĂ©es avec le moins de sucre et de matiĂšres grasses possibles, dont disponibles uniquement sur commande. Rose LĂ©on propose Ă©galement une gamme de produits sans gluten et sans lactose pour les personnes intolĂ©rantes. En prime, un excellent rapport qualitĂ© prix: il faudra ainsi compter 300 DH le gĂąteau pour 10 personnes. Gros coup de coeur pour la Pomme d'Amlou.
234, Avenue de Bourgogne, Casablanca

Happy Rolls: ComplÚtement givrés

happy rolls casa

Une glace sushi, ça vous dit? Premier glacier Rolls au Maroc, Happy Rolls propose des glaces minutes. VersĂ©e sur une plaque givrante Ă  -30 degrĂ©s, la glace artisanale est raclĂ©e Ă  l’aide de spatules mĂ©talliques pour crĂ©er ces dĂ©licieux rouleaux glacĂ©s. Le concept? L'enseigne permet Ă  chacun de choisir sa base, un fruit de saison ou un ingrĂ©dient qui agrĂ©mentera sa glace, son topping (Kinder Bueno, Twix, Oreo, M&M’s, Daims, Crunch, Smarties…) et un coulis (Nutella, caramel, fruits des bois, mangue ou encore Fruits de la passion). Ces savoureux rouleaux glacĂ©s sont proposĂ©s Ă  30 DH le pot. Impossible de rĂ©sister.
305 Bd. Ziraoui, Casablanca

Sara Pastel: Comme au Portugal

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InaugurĂ©e il y a un mois, cette nouvelle pĂątisserie nous emmĂšne pour un beau voyage au soleil, direction Lisbonne et ses "Pasteis de nata". La boutique dĂ©diĂ©e aux petites douceurs les plus cĂ©lĂšbres du Portugal n'a pas tardĂ© Ă  se faire connaĂźtre pour devenir le repĂšre des becs sucrĂ©s de la ville blanche. Dans une dĂ©co typiquement lusitanienne, entre carreaux de faĂŻence bleus, boiserie et murs blancs, Sara Pastel nous transporte vers la pĂ©ninsule ibĂ©rique au pays du Fado. La pĂątisserie a Ă©tĂ© lancĂ©e par Sara et sa soeur, dans le respect total de la recette portugaise (composĂ©e d'oeuf, de beurre, de pĂąte feuilletĂ©e, et rehaussĂ© d'un soupçon de cannelle). À dĂ©guster sur place ou Ă  emporter, les petits gĂąteaux se dĂ©clinent en version nature, fruit de la passion, fruits rouges, chocolat ou encore thĂ© vert.
10 Rue Aouda, Triangle d'or, Casablanca.

La Chocolaterie By Le Bar Ă  Chocolat: Comme des rois

la chocolaterie by le bar a chocolat

On ne prĂ©sente plus ce temple du chocolat Ă  Casablanca. Conçu pour offrir un cadre intimiste et reposant pour une pause gourmande, loin de la frĂ©nĂ©sie de la ville, La Chocolaterie By Le Bar Ă  Chocolat propose des plateaux et autres assortiments de chocolats Debeauve & Gallais, prestigieux chocolatier français exerçant depuis 1800. On y trouve Ă©galement des crĂ©ations des chocolatiers François Pralus, Girard et Monbana. À l'intĂ©rieur, l'espace dĂ©gustation est impressionnant. Au centre, le plafond s'illumine pour laisser apparaitre des chĂ©rubins, flottant dans le ciel, pour un dĂ©cor qui nous transporte au chĂąteau de Versailles entre mobilier d'Ă©poque, dorures, et dĂ©lices que n'aurait pas reniĂ©s Marie-Antoinette....
102, Bd Ain Taoujtate, Angle Avenue du Phare. Triangle d'Or. Casablanca.

Les gĂąteaux de madame Fhal: Aux saveurs d'antan



Créée peu avant 1930 par Sol Fhal, la Maison Fhal a traversé les ùges et le temps pour venir réveiller nos papilles aujourd'hui. Cette biscuiterie traditionnelle aux saveurs encore authentiques propose gùteaux, biscuits, tartes, muffins, brioches et autres mignardises. Coup de coeur pour les fameuses galettes salées, dont la recette reste inchangée à ce jour, et pour la tarte à la confiture de raisins et aux noix. Dans sa boutique entre le bd d'Anfa et le bd de Bordeaux, rien n'a changé. Les gateaux de madame Fhal, c 'est la nostalgie de la cuisine d'antan et des gùteaux de nos grands-mÚres. La pùtisserie est ouverte tous les jours, sauf le samedi.
63, rue Jaber Ben Hayane (Ex Rue Verlet Hanus).

Amayya: La finesse du goût

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Avec une cartes de petits plaisirs sucrés et salés originaux et savoureux, Amayya est l'une des meilleures adresses en matiÚre de bonne cuisine. On craque pour les éclairs fruits de la passion framboise et pour les jolis macarons, rose framboise. Les chouquettes salées et les rouleaux de printemps sont également à tester.
Angle Abdellatif Benkaddour et rue Ahmed Charci, Casablanca. À cotĂ© du Carrefour gourmet, place du VĂ©lodrome.

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  • 22 septembre 2017 Ă  13:37

Cinq films tunisiens dans la sélection officielle du festival du film arabe de Fameck

Le cinéma tunisien affichera sa présence dans la sélection officielle de la 28Úme édition du festival du film arabe de Fameck -Val de Fensch- (France) qui se tiendra du 4 au 16 octobre prochain.

Cinq films tunisiens seront en lice. En effet, dans la compĂ©tition “Presse”, dont le jury est prĂ©sidĂ© par le critique de cinĂ©ma et journaliste français Thierry MĂ©ranger, trois films tunisiens seront Ă  l'affiche dans la catĂ©gorie des longs mĂ©trages de fiction. Il s'agit des films “Corps Ă©tranger” de Raja Amari, “Fleur d’Alep” de Ridha Behi et “La belle et la meute” de Kaouther Ben Henia, qui sera Ă©galement prĂ©sente dans la compĂ©tition du prix du public avec son film” Zeineb n’aime pas la neige”.

Le film “On est bien comme ça” de Mehdi Barsaoui sera Ă©galement en compĂ©tition dans la catĂ©gorie des courts mĂ©trages.

Avec une cinquantaine de films, dont une quarantaine en compĂ©tition, venus d'AlgĂ©rie pays invitĂ© d’honneur de cette Ă©dition, de Tunisie, du Liban ou d'Egypte, le festival du film arabe de Fameck est l’un des rendez-vous majeur de la rentrĂ©e culturelle dans la rĂ©gion.

Durant prĂšs de 10 jours le festival qui accueille annuellement plus de 15 mille visiteurs permettra de faire dĂ©couvrir la diversitĂ© gĂ©nĂ©rationnelle, thĂ©matique et artistique qui caractĂ©rise le cinĂ©ma arabe. L’Ă©vĂ©nement vise Ă  apporter diverses approches des sociĂ©tĂ©s arabes et Ă  illustrer, Ă  travers les films proposĂ©s, la richesse et la diversitĂ© de la culture arabe.

Plusieurs distinctions sont remises lors du palmarĂšs : Prix du Long MĂ©trage, Prix du Jury Jeunes, Prix du Jury Presse, Prix du Public, Prix du Documentaire et Prix du Court MĂ©trage. Une sĂ©lection hors compĂ©tition intitulĂ©e « Ouverture sur le monde » est Ă©galement proposĂ©e. Elle rĂ©unit des films qui ne sont pas produits par des pays du monde arabe mais qui y sont liĂ©s par les thĂ©matiques qu’ils traitent (IsraĂ«l, Afghanistan, Iran, etc.).

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  • 22 septembre 2017 Ă  13:18

"Un jour pour les femmes" de Kamla Abou Zekri: D'amour et d'eau fraĂźche

Résolument féministe, profondément féminin, "Un jour pour les femmes" de Kamla Abou Zekri aborde la question du rapport corps-désir-loisir de maniÚre originale.

L'idée premiÚre du film est simple: une piscine publique ouvre dans un quartier populaire cairote. Sur les sept jours d'activité hebdomadaire, il a été décidé qu'un jour serait exclusivement réservé aux femmes. Celles-ci, auxquelles trÚs peu de loisirs sont accordés, investissent alors pleinement l'espace de la piscine. Elles s'y retrouvent, font preuve de bienveillance les unes envers les autres, s'amusent, dansent, chantent et rient le temps d'une journée.

Au bord de la piscine, entre femmes, les voiles tombent, au sens propre et au sens figurĂ©. Le lieu, bien que surpeuplĂ©, est lieu propice Ă  la confidence. Le corps est allĂ©gĂ© de toute pression sociale, l'Ăąme libĂ©rĂ©e de toute pression psychologique. Layla, la mĂšre endeuillĂ©e (personnage interprĂ©tĂ© par Nelly Kareem), arrive ainsi Ă  pleurer pour la premiĂšre fois aprĂšs la noyade de son fils Ă  la piscine. EntourĂ©e de femmes, et plus prĂ©cisĂ©ment dans le giron de Shamya (rĂŽle campĂ© par Elham Shahine), elle parvient Ă  enfin se soulager un tant soit peur de la douleur. Shamya, femme libre et modĂšle tout en rondeur pour peintre, Ă©meut l'assemblĂ©e fĂ©minine en Ă©voquant son histoire d'amour inassouvie avec le mĂȘme homme. De sa vie, les femmes l'interrogent mais toutes font preuve de bienveillance et ne la jugent pas. Azza, quant Ă  elle, est une sorte d'Ă©lectron libre, une jeune femme simplette dont le rĂȘve le plus fou vient d'ĂȘtre rĂ©alisĂ© avec l'ouverture de la piscine: porter un maillot.



La piscine apparaĂźt alors comme une sorte d'espace matriciel et libĂ©rateur oĂč les femmes renaissent une semaine aprĂšs l'autre. Elles se rĂ©concilient avec leur corps et se donnent du temps pour elles-mĂȘmes alors que les six autres jours, elles sont au service exclusif de leur famille.

Bien que trĂšs diffĂ©rentes les unes des autres, Layla, Shamya et Azza incarnent la femme plĂ©bĂ©ienne Ă©gyptienne mais la fine introspection psychologique des personnages - que les moments de silence ou les trĂšs gros plans contribuent Ă  mettre en valeur- revĂȘt un caractĂšre universel. Le spectateur, la spectatrice surtout, qu'elle soit ou pas Ă©gyptienne, quelle que soit sa classe sociale, est interpellĂ©e par leurs tourments et leur propos.

Les superbes plans du Vieux Caire et de ses monuments historiques contrastent avec la pauvretĂ© du quartier populaire oĂč les flaques d'eau stagnante dorment dans les ruelles. Dans le mĂȘme ordre d'idĂ©e, la satisfaction des femmes Ă  la piscine s'oppose Ă  leur frustration, voire mĂȘme Ă  leur tristesse, une fois qu'elles sont Ă  l'extĂ©rieur. L'insatisfaction n'est toutefois pas une exclusivitĂ© fĂ©minine: les hommes du quartier sont eux aussi rongĂ©s par la privation sexuelle. La piscine les rĂ©unit sans qu'il y ait rencontre.

Il y a, dans "Un jour pour les femmes", une oscillation, reflet du désir et des tourments de ses protagonistes. Ce mouvement va du tragique, notamment avec le personnage de Layla, vers le comique avec les scÚnes de repas autour et dans la piscine à base de "mahshee" et de "kromb".

Les personnages sont eux-mĂȘmes dĂ©chirĂ©s entre les nĂ©cessitĂ©s sociales et leur dĂ©sir enfoui. Ainsi, Shamya, qui pendant longtemps a Ă©tĂ© un modĂšle de nu artistique, n'a jamais eu de relations charnelles avec un homme. Azza (admirablement jouĂ©e par Nahed el Sebai), malgrĂ© la situation chaotique dans laquelle elle Ă©volue, continue Ă  afficher une joie de vivre Ă  toute Ă©preuve. Les trois hĂ©roĂŻnes fĂ©minines s'assument, chacune Ă  sa maniĂšre.

RĂ©alisĂ© en 2016 mais historiquement ancrĂ© en 2009, le film invite Ă  une rĂ©flexion sur le corps et le dĂ©sir mais Ă©galement sur la place des loisirs dans nos sociĂ©tĂ©s arabes. Égyptien par essence, "Un jour pour les femmes" est un film Ă  portĂ©e universelle qui rend hommage, par l'image, Ă  la femme oĂč qu'elle soit. Il vient d'ajouter Ă  son palmarĂšs le Grand Prix "Ousmane Sembene" remportĂ© samedi dernier Ă  la 20 Ă©dition du Festival du cinĂ©ma africain de Khouribga (FCAK). Un film Ă  voir.

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  • 22 septembre 2017 Ă  13:04

Attentat du métro de Londres: un homme ùgé de 18 ans mis en examen

TERRORISME - Un premier suspect a Ă©tĂ© mis en examen, dans l'enquĂȘte sur l'attentat du mĂ©tro de Londres, qui a fait 30 blessĂ©s le 15 septembre dernier. Ce vendredi 22 septembre, la police britannique a annoncĂ©, dans un communiquĂ© que l'homme ĂągĂ© de 18 ans, arrĂȘtĂ© le 16 septembre dans la zone de dĂ©part du port de Douvres, est inculpĂ© pour tentative d'assassinat et utilisation d'explosifs.

Si certains médias, à l'instar de The Independent, précisent l'origine irakienne du jeune homme, le communiqué de la police ne fait état que de son nom, Ahmed Hassan.

Ce dernier doit comparaĂźtre ce vendredi.

Trois autres suspects, ùgés respectivement de 25, 30 ans et 17 ans sont toujours placés en garde à vue. Deux autres hommes ont, quant à eux, été relùchés ce jeudi.

18-year-old man charged with Parsons Green tube attack https://t.co/2ajhinp4vy pic.twitter.com/E9fuuJxe9R

— Metropolitan Police (@metpoliceuk) 22 septembre 2017



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  • 22 septembre 2017 Ă  12:52

Tunisie: Le cri d'alarme des médecins face à la "dégradation" de la situation des hÎpitaux et au départ massif des médecins

Parmi eux des chefs de service, des maitres de conférences agrégés et des professeurs hospitalo-universitaires, 400 médecins ont lancé, dans une lettre ouverte adressée au Chef du gouvernement Youssef Chahed, un cri d'alarme dénonçant la situation catastrophique des hÎpitaux tunisiens.

Ces derniers ont voulu mettre en lumiÚre la crise "sans précédent" des hÎpitaux publics souffrant d'importants problÚmes structurels et réclamé la réforme du secteur. Ils ont noté que les insuffisances flagrantes des ressources matérielles et humaines sont à l'origine d'une dégradation vertigineuse des services de soins et des conditions de travail dans les hÎpitaux, notamment universitaires.

Un constat lourd qui se traduit par un large déficit budgétaire, cumulé depuis plusieurs années, et un départ massif des médecins vers l'étranger, a noté Dr. Ramzi Bouzidi, chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologique à l'hÎpital Mongi Slim de la Marsa, sur les ondes de Mosaïque Fm.

"Les hÎpitaux publics sont sous la menace d'une paralysie" a-t-il martelé en appelant les autorités à prendre les mesures nécessaires et en urgence pour sauver le secteur public de la santé.

Conscients de la gravité de la situation, les signataires ont, en effet, réclamé la mise en place d'un plan de sauvetage immédiat. Ils ont souligné la nécessité de mobiliser des ressources additionnelles pour résoudre les difficultés financiÚres des hÎpitaux et améliorer les conditions de travail et la situation matérielle des médecins universitaires, afin d'atténuer l'hémorragie des départs des médecins.

Dans une déclaration accordée à l'AFP en mai dernier, Kaouther Hedhili, directrice des services généraux auprÚs du ministÚre de la Santé, qui qualifie de "défaillance majeure" la "gouvernance" actuelle. Elle avait évalué un manque de personnel avoisinant les 14.000 postes.

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  • 22 septembre 2017 Ă  12:35

La "rokia" monétaire d'Ahmed Ouyahia

Il m'avait toujours semblĂ© que le phĂ©nomĂšne dit de la « Rokia » Ă©voluait Ă  vitesse grand V dans le secteur de la santĂ© et en particulier dans nos hĂŽpitaux et autres salles de soins, avant d'avoir Ă©coutĂ© le discours, que le Premier ministre a prononcĂ© devant les membres de l'APN, pour prĂ©senter son plan d'actions de mise en œuvre du programme Ă©conomique du PrĂ©sident de la rĂ©publique.

En effet, si j'Ă©tais conscient de ne pas attendre grand-chose d'un Ă©narque (1) en matiĂšre Ă©conomique et en particulier dans le domaine des finances, compte tenu de son indigence certaine et de son incompĂ©tence avĂ©rĂ©e, dans le domaine, je m'attendais, tout de mĂȘme, Ă  ce que les experts (2) qui lui ont soufflĂ© les quelques instruments de politique monĂ©taire, qu'il veut mettre en œuvre, pour « sortir de la crise, durant les cinq prochaines annĂ©es », lui expliquent que le « financement non conventionnel » nĂ©cessite des prĂ©-requis (3). Et d'abord et avant toute autre chose, il suppose la recherche de la cohĂ©rence globale avec l'ensemble des autres politiques budgĂ©taire, fiscale, domaniale, financiĂšre, salariale, douaniĂšre, commerciale, boursiĂšre... bref, un vĂ©ritable programme Ă©conomique et social, Ă  moyen et long terme, assumĂ© par les pouvoirs publics et acceptĂ© par les acteurs Ă©conomiques et sociaux (4), chose qui n'a jamais existĂ© depuis 1999.

Si, comme il le déclarait, haut et fort, lors de son passage à l'APN, il vient de découvrir la solution miracle et que certains « pays développés, y avaient recours également », il faudrait donc dissoudre toutes les facultés des sciences économiques du monde entier et mettre au chÎmage tous les économistes, pour se concentrer uniquement sur le métier d'imprimeur ! Ceux qui étaient en charge de l'économie, avant lui, dans les années 90 et qui ont introduit la loi 90-10 relative à la monnaie et le crédit (5), étaient-ils des crétins pour ne pas permettre de recourir au financement monétaire, à travers la « planche à billets » ? Etaient-ils des traitres, des renégats, des harkis pour avoir réglementé, de maniÚre drastique, l'injection de la « fausse monnaie » et prÎner la séparation du pouvoir monétaire du pouvoir exécutif ?

A l'Ă©vidence, ce remĂšde miracle, tirĂ© du chapeau d'un prestidigitateur, camouflĂ© en Premier ministre, cette « Rokia monĂ©taire » s'apparente aux derniers soubresauts d'un pouvoir Ă©conomique fĂ©tichique qui, en derniĂšre instance, a fait appel Ă  un moitiĂ© « Taleb » moitiĂ© « Saher », pour qu'il vienne endormir tout un peuple par ses incantations quasi-maraboutiques et lui appliquer une potion magique de sa fabrique, qui devra sauver notre pays d'un effondrement Ă©conomique, que tous les experts honnĂȘtes perçoivent et dĂ©crivent, comme Ă©minent Ă  court et moyen terme. Oubliant volontiers qu'il est partie prenante dans l'Ă©chec de la situation actuelle, pour avoir Ă©tĂ© plusieurs fois Premier ministre, ministres, Directeur de cabinet Ă  la PrĂ©sidence de la rĂ©publique, il dĂ©gage complĂštement sa responsabilitĂ© par cette phrase assassine Ă  double interprĂ©tation : « L'AlgĂ©rie a rĂ©sistĂ© grĂące aux dĂ©cisions du PrĂ©sident de la RĂ©publique » !

Face à la levée de boucliers des politiques et des experts contre le recours à la planche à billets et à ses effets pervers sur la frange la plus fragile de la population, une hyperinflation voire une stagflation, il « rue dans les brancards » et assÚne ses sept (7) arguments massues face à une APN majoritairement acquise à ses « fatawi », à l'instar de Moïse ramenant ses tables !

Pas de surendettement le TrĂ©sor public a une large marge de manœuvre (la dette publique ne reprĂ©sentant que 20% du PIB). Il n'y a pas de lien entre le financement non conventionnel et la dĂ©tĂ©rioration de la paritĂ© du Dinar, pensant masquer ainsi les impacts indirects entre l'injection massive de signes monĂ©taires et la baisse de la paritĂ© de la monnaie nationale.

La consommation nationale ne sera pas financée par les crédits non conventionnels accordés au Trésor public par la Banque d'Algérie, alors qu'il laisse « fuiter » que les salaires des fonctionnaires du mois de novembre n'étaient pas assurés... Ne comprend-il pas que les salaires enregistrés dans le budget de fonctionnement de l'état sont voués à la consommation des ménages ? Une période de cinq (5) ans est sollicitée pour sortir de la crise et ne plus avoir recours au financement non conventionnel... mais pourquoi ne pas continuer au-delà puisque c'est une solution miracle qui rÚgle tous nos problÚmes de déficits publics ?

En outre, la pĂ©riode de cinq ans importe peu mais c'est la quantitĂ© de monnaie injectĂ©e qui est en cause, mĂȘme sur une seule annĂ©e ! L'annonce, de la mise en œuvre de rĂ©formes structurelles, est redondante depuis 1999, sortant de la bouche d'un acteur majeur durant toute cette pĂ©riode, elle est pour le moins inaudible au pire dĂ©magogique.

La promesse du gel de la hausse des impÎts et taxes dans la loi de finances pour 2018, contredit l'annonce de réformes structurelles qui nécessairement doivent passer par une restructuration des dépenses et des recettes de l'état ! Sans cette réforme, il faut que le Premier ministre organise une priÚre nationale pour que les prix de l'énergie atteignent au moins 100 US$ le baril, à l'instar de ce qui se pratique pour la pluie.

Enfin, le rythme de dĂ©veloppement attendu grĂące au financement non conventionnel est trĂšs hypothĂ©tique dans la mesure oĂč l'injection massive de signes monĂ©taires ne va pas se traduire par un effet de levier sur le taux de croissance Ă©conomique mais va certainement tomber dans la « trappe monĂ©taire » et dans le cas algĂ©rien, gonfler le volume de transactions dans le marchĂ© informel, augmenter la fuite de capitaux, dĂ©tĂ©riorer la paritĂ© du Dinar, crĂ©er une hyperinflation, rĂ©duire l'emploi, dĂ©truire des entreprises publiques et privĂ©es.

EspĂ©rons que la « Rokia monĂ©taire » du Premier ministre sauve notre Ă©conomie et au-delĂ  notre pays ... Je lui suggĂšre une solution radicale. M. le Premier ministre, je vous propose, au point oĂč nous en sommes, d'imprimer des Dollars amĂ©ricains, vous nous Ă©pargnerez bien des soucis !

____________________________

(1) Les programmes de l’ENA ne prĂ©parent pas ses Ă©tudiants Ă  l’apprentissage des principes Ă©conomiques et Ă  leurs grands agrĂ©gats mĂȘme pour ceux qui choisissent la spĂ©cialitĂ© « finances », ils n’ont que des notions sommaires des concepts des finances publiques.

(2) Il s’agit du mĂȘme groupe de « distinguished economist » qu’avait constituĂ© A. Sellal dans un « shadow cabinet » Ă  un dĂ©tail prĂšs et qui continue Ă  prodiguer leurs conseils.

(3) Parmi les Ă©lĂ©ments prĂ©-requis figure en bonne place la frange de la population cible qui va devoir supporter le fardeau de la dette publique et des dĂ©ficits et les coupes budgĂ©taires lourdes Ă  opĂ©rer pour un retour Ă  l’Ă©quilibre.

(4) A l’Ă©vidence, les acteurs Ă©conomiques et sociaux sont les dindons de la farce, rassemblĂ©s pour la « photo de famille » et vite ignorĂ©s aprĂšs, n’ayant pas le droit de citer.

(5) Cette loi avait d’abord consacrĂ© l’indĂ©pendance du pouvoir monĂ©taire Ă  travers deux dispositions. La premiĂšre consiste en l’inamovibilitĂ© du Gouverneur pour toute la durĂ©e de son mandat (cinq ans). La seconde consiste en la rĂ©glementation stricte des relations entre le TrĂ©sor public et la Banque d’AlgĂ©rie en matiĂšre de financement de ses dĂ©ficits. A. Belaid, en arrivant Ă  la tĂȘte du gouvernement, a abrogĂ© l’inamovibilitĂ© du Gouverneur et A. Ouyahia aujourd’hui va vider le pouvoir monĂ©taire en dĂ©verrouillant la relation contractuelle entre la Banque d’AlgĂ©rie et le TrĂ©sor public.


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  • 22 septembre 2017 Ă  12:28

Cette mannequin grande taille a eu la réponse parfaite à une blague grossophobe

SEXISME - Il a tenté une blague sur Twitter en utilisant la photo d'une jeune femme, elle l'a vertement renvoyé dans les cordes. Ou quand l'auteur d'un mÚme rencontre son sujet.

Mardi 19 septembre, un internaute répondant sur le réseau social au nom de Leyton Mogkerepi utilise un cliché de la mannequin grande-taille Lesego Legobane, aussi blogueuse et photographe.

Il accole la photo de la jeune femme en bikini à celle d'une autre, plus mince. La légende de l'image indique: "Les filles que j'aime vs les filles qui m'aiment".

Girls that I like vs Girls that like me pic.twitter.com/3TDfKVs7bo

— . (@imleyton) 19 septembre 2017



Une autre personne a identifiĂ© la mannequin sud-africaine Ă  droite de l'image et lui a envoyĂ©, raconte Lesego Legobane au HuffPost États-Unis. Sa rĂ©ponse est parfaite: "Je ne t'aime pas".

I don't like you https://t.co/91TJ5xypV8

— lee (@ThickLeeyonce) 19 septembre 2017



"Je peux ĂȘtre grosse et rester hors de portĂ©e"

Sa rĂ©ponse a Ă©tĂ© "aimĂ©e" prĂšs de 950.000 fois sur Twitter, y compris par Nicki Minaj, Ariana Grande et Ava DuVernay. "Je suis dĂ©bordĂ©e par cet amour que je reçois du monde entier, c'est tellement adorable!" Ă©crit-elle dans un e-mail au HuffPost amĂ©ricain. "J'ai reçu des messages privĂ©s de femmes qui me remerciaient d'assumer mon corps et de m'aimer moi-mĂȘme. (....) C'est important pour moi, que je puisse changer la perception qu'ils ont de leur corps en aimant le mien".

Dire que "les femmes grosses" aiment n'importe qui parce qu'elles n'ont pas le choix est "un non-sens absolu", explique-t-elle au HuffPost. "Je peux ĂȘtre grosse et rester hors de portĂ©e."



Cocoa butter kisses

Une publication partagée par fat gal (@thickleeyonce) le



miss soft belly✨

Une publication partagée par fat gal (@thickleeyonce) le



Quand à celui qui a eu la mauvaise idée de verser dans la grossophobie, certains doutent que les choses aillent pour le mieux pour lui.

Picture of the girls who actually like you after this post: pic.twitter.com/LXRMvkQXUd

— Chad (@ItnHmn) 19 septembre 2017


"Une photo des filles qui t'aiment vraiment aprĂšs ta publication"



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  • 22 septembre 2017 Ă  11:55

À Porto Rico, le sauvetage impressionnant d'une mùre et ses enfants aprùs le passage de Maria (VIDÉO)

OURAGAN - Porto Rico est "anéantie". L'ßle a subi de plein fouet le passage de l'ouragan Maria, qui a déjà fait au moins 21 morts dans les Caraïbes ces derniers jours. Sur ce petit territoire américain, l'ampleur des dégùts est considérable et l'ouragan amÚne dans son sillage des inondations potentiellement catastrophiques. Les habitants ont été appelés à gagner les hauteurs. "Le pire est devant nous" a assuré le gouverneur.

"Porto Rico est absolument anéantie", a de son cÎté déclaré Donald Trump en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Maria, oscillant entre les catĂ©gories 4 et 5 lorsqu'elle a touchĂ© Porto Rico, a laissĂ© des milliers de personnes sans abri. Et les secours s'activent toujours pour venir en aide aux victimes et sinistrĂ©s, comme vous pouvez le voir dans la vidĂ©o en tĂȘte de l'article. Ce sauvetage incroyable d'une mĂšre et ses deux enfants, coincĂ©s en mer sur la coque retournĂ©e d'un bateau, s'est dĂ©roulĂ© jeudi 21 septembre.

Comme Porto Rico, plusieurs ßles des Caraïbes ont été durement touchées par Maria, deux semaines aprÚs Irma. En Guadeloupe, balayée mardi par le cyclone, au moins deux personnes sont mortes et deux autres sont portées disparues en mer.

Plus au sud, la Dominique est "pire qu'une zone de combat" selon les propos de son Premier ministre. "Jusqu'à présent, nous avons enterré au moins 15 personnes", a-t-il déclaré à la télévision. Le bilan provisoire fait état d'au moins trois morts en Haïti.

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  • 22 septembre 2017 Ă  11:53

DécÚs de l'ancien député à l'Assemblée nationale constituante Tahar Hmila à l'ùge de 79 ans

L'ancien dĂ©putĂ© de l’AssemblĂ©e nationale constituante (ANC) Tahar Hmila est dĂ©cĂ©dĂ©, vendredi, Ă  l'Ăąge de 79 ans, annonce, Ă  la TAP, le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’hĂŽpital Farhat Hached de Sousse.

NĂ© le 25 juillet 1938 Ă  Sousse, Tahar Hmila est diplĂŽmĂ© de l’Ecole Normale SupĂ©rieure de Tunis. Il a entamĂ© sa carriĂšre politique au dĂ©but des annĂ©es 50. Tahar Hmila Ă©tait trĂšs proche des partis de l’opposition jusqu’Ă  son adhĂ©sion au parti du CongrĂšs pour la RĂ©publique (CPR) qu'il quittera pour fonder son propre parti.

Il a participé aux élections du 23 octobre 2011 et a été élu à Sousse. En sa qualité de doyen des députés, il avait présidé la séance inaugurale de l'Assemblée nationale constituante.

Tahar Hmila était marié et pÚre de six enfants.

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  • 22 septembre 2017 Ă  11:38
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