Demande.tn

🔒
❌
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Finale mondiale de la DNC : Le Club Africain met le cap sur New-York

Par Maher Chaabane

L’équipe minime du Club Africain (natifs de 2005) qui va représenter la Tunisie lors de la 18ème édition de la Danone Nations Cup de football, a mis le cap ce mercredi 20 septembre sur New-York via Paris. Les joueurs Malek Saada, Adel Guizani, Moadh Guesmi, Amanalah Chebbi, Mohamed Ali Saadelaoui,Adam

Article Finale mondiale de la DNC : Le Club Africain met le cap sur New-York est apparu en premier sur Webdo Tunisie.

Belgique : Découverte d’un sous-marin allemand datant de la Première Guerre mondiale

Par aroua
Belgique : Découverte d’un sous-marin allemand datant de la Première Guerre mondiale
Thomas Termote est le chercheur belge qui a découvert un sous-marin allemand dans les profondeur de la ville belge d’Ostende, en Mer du Nord. Passionné d’archéologie maritime, le plongeur a découvert non seulement l’épave allemande mais a trouvé les 23 membres de l’équipage qui étaient à bord, rapporte l’Institut flamand de la mer (VLIZ, Vlaams […]

L’OMT se dote d’une Convention-cadre internationale de l’éthique du tourisme

Par Talel

Les États membres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) ont approuvé un document historique, en l’occurrence la Convention-cadre de l’OMT relative à l’éthique du tourisme. Adoptée à la vingt-deuxième session de l’Assemblée générale de l’OMT, cette Convention transforme le Code d’éthique du tourisme en une convention internationale, la première dans la vie de l’Organisation. 

La Convention, qui se réfère aux responsabilités de toutes les parties prenantes vis-à-vis du développement d’un tourisme durable, constitue un cadre spécifiant un modus operandi éthique et durable qui comprend le droit au tourisme, la liberté de mouvement des touristes et les droits des salariés et des professionnels.

«Dans un monde interconnecté où le volume d’affaires du tourisme est comparable, lorsqu’il ne le dépasse pas, à celui des exportations de pétrole, de produits alimentaires ou d’automobiles, il est important de disposer d’un cadre juridique pour s’assurer que la croissance sera gérée de façon responsable et pérenne. Le tourisme est une force qui doit être exploitée au bénéfice de tous», a affirmé Pascal Lamy.

Pascal Lamy, président du Comité mondial d’éthique du tourisme depuis 2013, et ses collègues, ont largement contribué à la présentation de la Convention relative à l’éthique du tourisme à la vingt-deuxième Assemblée générale de l’OMT.

La conversion du Code, adoptée en 1999, en une Convention à part entière représente une étape importante en vue de garantir que l’expansion du tourisme se fera dans le plus grand respect du développement durable, des problèmes sociaux, de l’épanouissement des communautés locales et d’une meilleure compréhension entre les cultures sans négliger les aspects relatifs au monde du travail.

«Nous vivons un moment historique pour l’OMT, a affirmé le secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai. L’approbation de la Convention est un grand aboutissement de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement que nous célébrons en 2017. Elle lance aussi un signal sans équivoque montrant que les pays sont engagés à faire du tourisme une force au service d’un meilleur avenir pour tous. Elle renforce les liens institutionnels de l’OMT au sein du système des Nations Unies».

————–

À propos du projet de Convention 

Code mondial d’éthique dans le secteur du tourisme

Photos de la vingt-deuxième Assemblée générale de l’OMT prises par le photographe officiel

Visitez la galerie de photos de l’Assemblée générale sur Flickr

D’après communiqué OMT

Tourisme international : Les résultats du premier semestre 2017 sont les plus performants depuis 2010 (OMT)

Par Raja Bessais

Au cours du premier semestre 2017, le tourisme international a enregistré une croissance de 6% et les destinations à travers le monde ont accueilli, au cours de la même période, 598 millions de touristes internationaux, soit 36 millions de plus par rapport à la même période de 2016, révèle le baromètre de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) publié pour le mois de septembre 2017.

Pour l’OMT, les résultats du tourisme international du premier semestre 2017 sont les plus performants depuis 2010. “Il s’agit de la plus forte croissance jamais enregistrée depuis 2010, avec une hausse largement supérieure à la tendance soutenue et constante de 4%. Le nombre d’arrivées de touristes internationaux au premier semestre 2017 est le plus fort jamais enregistré en sept ans et demi”, précise l’OMT.

Les destinations méditerranéennes ont enregistré une croissance particulièrement forte, au premier semestre 2017, comme en témoignent les résultats affichés par l’Afrique du Nord (+16%), l’Europe du Sud méditerranéenne (+12%), et le Moyen-Orient (+9%).

Cette tendance s’explique par la bonne santé de nombreuses destinations de la région, combinée à une forte reprise dans certaines destinations qui avaient enregistré une baisse ces dernières années, comme la Tunisie, la Turquie et l’Egypte.

Par ailleurs, les arrivées de touristes internationaux, au mois de juin 2017, ont augmenté de 8% en Europe du Nord, de 6% en Europe occidentale et de 4% en Europe centrale et orientale. L’Afrique subsaharienne a vu quant à elle ses arrivées de touristes internationaux bondir de 4%.

L’Asie du Sud (+12%) a tiré la croissance en Asie et dans le Pacifique, suivie de l’Océanie (+8%) et de l’Asie du Sud-Est (+7%), tandis que l’Asie du Nord-Est affiche des résultats plus mitigés (+4%).

Dans la région des Amériques, la plupart des destinations ont maintenu leurs bons résultats. La croissance a été robuste en Amérique du Sud (+6%), en Amérique centrale (+5%) et dans les Caraïbes (+4%). En Amérique du Nord (+2%), les bons résultats enregistrés au Mexique et au Canada ont été partiellement compensés par une baisse des arrivées aux Etats-Unis, première destination de la région.

Emploi: “Moubadiroun”, le nouveau projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie

Par Talel

Près de 10 mille jeunes bénéficieront du projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie “Moubadiroun” ou “Initiateurs” qui sera réalisé sur six ans. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Hisham El Shiaty, spécialiste senior du secteur privé à la Banque mondiale (BM) et coresponsable du projet.

Intervenant, mercredi 13 septembre 2017, lors d’une rencontre avec les médias, le responsable a ajouté qu’environ 300 petites et moyennes entreprises (PME) et 2.300 micro-entreprises sont concernées par ce projet financé par la BM.

“Moubadiroun est basé sur une approche intégrée qui essaye de faire le lien entre les défis de l’offre et la demande d’emploi”, a expliqué le responsable de la BM. L’objectif recherché, assure-t-il, est de soutenir des chaines de valeurs spécifiques pour dégager un important effet de levier.

A ce sujet, il a indiqué que la BM a développé, en collaboration avec le gouvernement tunisien, une grille de résultats avec des indicateurs clés d’impact sur le court et le long termes, afin de garantir le suivi des projets qui seront réalisés.

El Shiaty a, par ailleurs, souligné que selon les analyses préliminaires, le retour sur investissement du projet est de 20%, estimant qu’il constitue (projet) “un bon investissement”.

Carine Clert, spécialiste principale de la protection sociale et du travail à la BM et coresponsable du projet, a, pour sa part, annoncé que son institution apportera son assistance technique et mobilisera des fonds fiduciaires sous formes de dons afin de compléter la réalisation de ce projet qui sera réalisé par le gouvernement tunisien.

Elle a rappelé que la BM a déjà donné son accord pour l’octroi au gouvernement tunisien d’un prêt d’investissement de 60 millions de dollars (environ 145 millions de dinars). La durée de remboursement de ce prêt d’investissement a été fixée à 30 ans avec une période de grâce de 5 ans et demi.

Carine Clert a indiqué que “le projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie ciblera la jeunesse défavorisée dans le centre-ouest, le nord-ouest, le sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat de la Manouba dans le Grand-Tunis”.

La responsable a expliqué que la BM donne des avis techniques, mais c’est le gouvernement tunisien, avec ses partenaires des secteurs privé et associatif et ses partenaires locaux, qui décident sur la base des besoins et des opportunités offertes aux niveaux des secteurs de formation et des chaines de valeur.

Il s’agit d’un projet “innovateur non seulement en Tunisie mais également en Afrique du Nord”, a-t-elle encore fait savoir. Le projet ne pourra être réalisé qu’après son adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Clert a indiqué que le gouvernement tunisien dispose d’un document d’évaluation du projet qui sera supervisé par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi et sera exécuté en partenariat avec les ministères de la Femme, de la Jeunesse et des Sports, de l’Industrie et des PME et du Commerce.

Il sera, également, soutenu par un Comité stratégique national de pilotage qui regroupe des hauts responsables des principaux ministères sociaux et productifs (Industrie, Affaires sociales, Jeunesse, Femme et Famille).

Des comités régionaux, conçus comme des plateformes public-privé rassemblant des responsables locaux, des représentants du secteur privé et des organisations de la société civile, seront constitués à l’échelle des gouvernorats pour veiller à la mise en œuvre du projet.

La participation des jeunes femmes est favorisée dans le cadre de ce projet à travers plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique. Il s’agit, entre autres, de mettre à leur disposition des ressources pour les soulager de leurs responsabilités domestiques, comme une aide à la prise en charge des enfants et des proches âgés.

Tunisie : Financement de 145 MD de la Banque Mondiale en faveur des « jeunes défavorisés »

Par WC

La Banque mondiale (BM) annonce, ce mercredi 13 septembre, son accord pour le financement d’un nouveau projet en Tunisie, à hauteur de 60 millions de dollars (environ 145 millions de dinars), destiné à soutenir les efforts du gouvernement visant à déployer des programmes pour l’emploi mieux ciblés et à offrir

Article Tunisie : Financement de 145 MD de la Banque Mondiale en faveur des « jeunes défavorisés » est apparu en premier sur Webdo Tunisie.

La Banque mondiale décaisse 145 MDT en faveur de la “jeunesse défavorisée” tunisienne

Par Talel

La Banque mondiale (BM) annonce, ce mercredi 13 septembre, son accord pour le financement d’un nouveau projet en Tunisie, pour une une enveloppe de 60 millions de dollars (environ 145 millions de dinars), destiné à soutenir les efforts du gouvernement visant à déployer des programmes pour l’emploi mieux ciblés et à offrir des débouchés de qualité en faveur des jeunes “défavorisés”.

“Il s’agit d’un projet d’inclusion économique des jeunes en Tunisie, conçu pour la jeunesse défavorisée, qui financera cette double approche, en ciblant les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans vivant dans le centre-ouest, le nord-ouest, le sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat marginalisé de La Manouba, dans le Grand-Tunis”, précise la BM dans un communiqué.

“Moubadiroun” ou “Initiateurs” est aussi un projet qui investira en parallèle dans les entreprises et l’activité des entrepreneurs pour promouvoir la croissance et la création d’emplois”.

“Ce projet donne une possibilité sans précédent de faire le lien entre les volets offre et demande des stratégies pour l’emploi. En plus de proposer des services ciblés aux jeunes les plus découragés et défavorisés, nous devons veiller à ce qu’ils aient accès à des débouchés, en mettant en place un environnement et des incitations permettant aux entreprises et aux entrepreneurs de prospérer et, partant, de créer des emplois”, explique Tony Verheijen, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Le projet organisera des services de soutien sur mesure face aux obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à des emplois ou d’aller vers des postes de meilleure qualité. Il proposera également aux micro-entrepreneurs en puissance toute une palette de services pour développer et financer leur activité.

Selon la BM, le gouvernement tunisien s’est engagé dans une nouvelle approche intégrée et inclusive du renforcement des opportunités économiques, afin de s’affranchir des programmes pour l’emploi trop souvent mal ciblés et de proposer des services sur mesure, conçus pour lever les obstacles sociaux et économiques spécifiques empêchant les jeunes hommes et femmes d’accéder à des emplois de qualité. Dans le même temps, cette initiative cherche à multiplier les débouchés en soutenant les moteurs de la création d’emplois, à savoir les entreprises et les entrepreneurs.

La participation des jeunes femmes est favorisée dans le cadre de ce projet à travers plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique. Il s’agit, entre autres, de la mise à disposition de ressources pour les soulager de leurs responsabilités domestiques, comme une aide à la prise en charge des enfants et des proches âgées.

Le projet financera aussi des campagnes en direction des familles, des communautés et des employeurs potentiels pour faire évoluer les mentalités et les comportements bloquant l’accès des femmes au monde du travail.

“Côté demande, le projet s’emploiera à identifier et développer des filières créatrices d’emplois”, souligne Mohamed Hisham El-Shiaty, spécialiste senior du secteur privé au sein du groupe de la Banque mondiale et co-responsable du projet. “En permettant aux entreprises locales de toucher les marchés nationaux et internationaux, le projet soutiendra le développement du secteur privé et la croissance et contribuera à la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité sur l’ensemble de la chaîne de valeur”, a indiqué El Shiaty, cité dans le communiqué de la BM.

Le projet s’attachera à développer ces chaînes de valeur dans les régions couvertes en apportant aux entreprises en activité et aux nouvelles entreprises des investissements et une expertise destinés à les aider à se réorienter pour s’adapter à la demande des marchés intérieurs et internationaux. Dans le même temps, il participera au démantèlement des obstacles pour accéder à ces marchés et investira dans des services collectifs afin de renforcer la compétitivité des entreprises. Des mesures d’incitation spécifiques seront mises en place pour que ces entreprises en croissance embauchent les jeunes défavorisés ciblés par le projet et concrétisent ainsi l’approche duale défendue.

“La Tunisie s’emploie à mettre en place un nouveau système, que nous nous engageons à soutenir, pour redonner de l’espoir aux jeunes, notamment les femmes et les plus défavorisés, et leur ouvrir des perspectives, explique Carine Clert, spécialiste principale de la protection sociale et du travail à la Banque mondiale et coresponsable du projet. Tout aussi important, le projet permettra aux décideurs et aux opérateurs sur le terrain de renforcer leurs capacités, afin de promouvoir l’innovation et la concertation entre les différents organismes publics pour une mise en œuvre des politiques plus efficace”.

Les bénéficiaires du projet pourront faire remonter des informations sur la performance des prestataires de service, à travers des fiches d’évaluation.

Le projet sera supervisé par le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi avec le soutien du comité stratégique national de pilotage qui regroupe de hauts responsables des principaux ministères sociaux et productifs (industrie, affaires sociales, jeunes, femme et famille). Des comités régionaux, conçus comme des plateformes public-privé rassemblant des responsables locaux, le secteur privé et des organisations de la société civile, seront constitués à l’échelle des gouvernorats pour veiller à la mise en œuvre du projet.

La 22e Assemblée générale de l’OMT se tient en Chine, du 11 au 16 septembre

Par Talel

«Une occasion sans pareille d’unir le secteur autour d’un objectif commun: faire du tourisme un véritable moteur du développement durable». C’est ainsi que le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Taleb Rifai, s’est référé à la prochaine Assemblée générale de l’OMT.

Cette rencontre bisannuelle, qui aura lieu à Chengdu (Chine) du 11 au 16 septembre, sera mise à profit pour débattre de la façon d’accroître la contribution du tourisme aux Objectifs de développement durable (ODD) et définir les actions à mener par l’Organisation pendant la période 2018-2019.

Un débat de haut niveau sur le tourisme et les ODD, une séance spéciale sur le tourisme intelligent, les célébrations de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement (2017), la conversion du Code mondial d’éthique de l’OMT en une convention internationale et les tendances actuelles du secteur touristique sont autant de sujets qui figurent à l’ordre du jour de la 22e session de l’Assemblée générale de l’OMT qui se penchera également sur les lignes d’action et les priorités clés de l’Organisation pour les deux prochaines années.

Pour Taleb Rifai, «cette Assemblée générale offre une opportunité unique de prendre des décisions essentielles qui nous montreront le chemin à suivre pour contribuer de façon significative à l’avenir des peuples et de la planète». Et d’ajouter: «l’Assemblée générale de l’OMT étant la réunion par excellence des chefs de file mondiaux du tourisme, nous devons profiter de cette occasion. Le tourisme est à la croisée des chemins. Cette Assemblée doit nous permettre de consolider notre secteur face aux changements auxquels celui-ci se voit confronté».

Cette 22e session de l’Assemblée générale est la seconde à se tenir en Chine et la quatrième dans la région Asie-Pacifique. «La Chine n’est pas seulement le quatrième pays le plus visité au monde et le premier marché émetteur de la planète, elle est aussi un exemple de pays ayant placé le tourisme au rang de ses moteurs de développement prioritaires. Les efforts déployés par les autorités chinoises pour faire du tourisme un pilier stratégique de l’économie nationale et un outil de développement efficace expliquent que la Chine soit l’hôte idéal de cette Assemblée générale de l’OMT», a souligné M. Rifai.

(D’après communiqué OMT)

Articles en relation:

L’OCDE ajoute l’OMT à la liste des Organisations d’aide au développement

L’OMT lance sa campagne “Voyage, apprécie, respecte“

Tourisme – OMT : Taleb Refai est confiant en la capacité de la Tunisie

Finances : Selon une enquête de l’OMT, les femmes n’accèdent pas facilement au financement

L’Algérie fait appel à l’OMT pour bâtir son industrie touristique

Dans la crise économique, “la seule bonne nouvelle vient du tourisme”, selon l’OMT

Bizerte : Un citoyen découvre une bombe derrière un stade

Par aroua
Bizerte : Un citoyen découvre une bombe derrière un stade
Un citoyen a découvert une bombe datant de la deuxième guerre mondiale derrière le stade de ras Jebel. Les unités sécuritaires se sont dépêchées sur les lieux. Une enquête a été ouverte à cet effet.

Journée mondiale de la santé sexuelle: Hichem Chérif établit un lien psychologique entre épanouissement sexuel et productivité

Par Talel

“La promotion de la santé sexuelle a des effets positifs sur le développement durable et la croissance économique”. C’est en tout cas ce que pense Hichem Chérif, président de l’Observatoire tunisien des couples et de la famille et membre de l’association mondiale de la santé sexuelle.

En effet, selon lui, “lorsque l’être humain est épanoui sexuellement, bénéficie de ses droits sexuels et jouit d’une bonne santé, il devient automatiquement plus productif et ça se répercute systématiquement sur le développement durable et la croissance économique”, explique Hichem Chérif dans une déclaration à l’agence TAP à l’occasion de la célébration, lundi 4 septembre, de la Journée mondiale de la santé sexuelle sous le signe “L’amour, le lien et l’intimité dans la santé sexuelle, une possibilité pour tous”.

“La santé et les droits sexuels et reproductifs, sont à la base du moindre aspect du développement durable et de la croissance économique”, a-t-il dit.

Hichem Chérif a souligné l’importance de mobiliser la société civile pour promouvoir la santé sexuelle en Tunisie.

Dans son intervention, il a mis l’accent sur la nécessité de garantir les droits sexuels des êtres humains, appelant à cesser “d’incriminer les rapports sexuels hors mariage surtout lorsque le couple est majeur et responsable de ses actes”.

Il a aussi appelé à créer un département ministériel chargé de la santé sexuelle qui est, jusqu’à présent, délaissée selon lui.

Hichem Chérif a également insisté sur l’importance de garantir le droit à une bonne éducation sexuelle aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Maintenant reste à savoir comment mettre en pratique cette idée dans un pays où on est plus enclin à pratiquer la politique de l’autruche qu’à regarder la réalité en face.

Il a, en outre, fait savoir que l’Association mondiale de la santé sexuelle, dont il est membre, et l’Observatoire tunisien des couples et de la famille organiseront au mois de septembre en cours quatre événements importants.

Ainsi, une table ronde avec les étudiants aura lieu le 09 septembre prochain à l’espace Houcine Bouzayene à Tunis pour débattre du thème de la Journée mondiale de la santé sexuelle.

Une autre table ronde sera organisée le 16 septembre prochain en collaboration avec l’Institut arabe des droits de l’homme pour élaborer une stratégie commune au sein de la société civile afin de plaidoyer les droits sexuels et le droit à une bonne santé sexuelle.

Le 23 septembre, un atelier de dessin sera organisé au parc du Belvédère au profit des enfants âgés entre 6 et 9 ans, sous le thème “Mon corps m’appartient”.

Une réunion de l’association méditerranéenne de sexologie est également prévue le 30 septembre prochain avec la participation de 15 membres fondateurs représentant la Tunisie, le Maroc, la France, la Turquie, le Liban, l’Italie, la Palestine, l’Egypte et l’Espagne.

Allemagne : 65.000 habitants évacués à cause d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale

Par aroua
Allemagne : 65.000 habitants évacués à cause d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale
Les services de déminage de Francfort sont parvenus à désamorcer une bombe datée de la Seconde Guerre mondiale, durant la journée du dimanche 3 septembre 2017. Par mesure de précaution, 65.000 habitants ont été évacués. Il s’agit de la plus grande opération de ce type en Allemagne depuis 1945. La bombe de la Royal Air Force a déjà été […]

Un rapport de la BM salue les progrès de la Tunisie en matière de recyclage des eaux usées

Par Talel

“Si nous pensons aux ressources en eau en tant que compte bancaire, celui de la région MENA est maintenant sérieusement épuisé”? C’est ce qu’a déclaré Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, cité dans le nouveau rapport de la BM intitulé “Au-delà de la pénurie: la sécurité de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du nord”.

L’extraction de l’eau des rivières et des aquifères plus rapidement qu’ils ne peuvent être reconstitués équivaut à vivre au-dessus de ses moyens, et elle nuit au capital naturel d’un pays, affectant la richesse et la résilience à plus long terme, laisse entendre les experts de la BM dans ce rapport lancé, mardi, lors d’une session spéciale axée sur la région MENA tenue à Stockholm, en Suède, en marge de la conférence de la “Semaine mondiale de l’eau”.

Ce rapport, qui offre une analyse complète de l’un des défis les plus importants de la région, se veut, toutefois, optimiste, car une solution existe pour pallier les déficits hydriques et atteindre la sécurité en matière d’approvisionnement en eau. Cette solution réside dans la bonne gestion des ressources moyennant les technologies et le recyclage des eaux usées collectées, dont plus de la moitié des quantités dans la région MENA, est renvoyée dans l’environnement sans traitement.

Tunisie et Jordanie félicitées par la BM

La Tunisie et la Jordanie sont citées en bon exemples dans le domaine de traitement des eaux usées. “Des expériences positives en Jordanie et en Tunisie montrent que les eaux usées peuvent être recyclées en toute sécurité pour l’irrigation et la recharge d’aquifères gérés”, lit-on dans le rapport.

“En plus d’une meilleure gestion de l’eau, il est possible d’accroître l’offre grâce à des méthodes non conventionnelles telles que le dessalement et le recyclage”, a déclaré Guangzhe Chen, directeur principal de Global Water Practice de la Banque mondiale. “Heureusement, de nombreux pays ont démontré leur succès dans la mise en œuvre de programmes novateurs visant à réduire la quantité d’eau traitée perdue dans les fuites avant d’atteindre le client, ainsi que la production d’eau non conventionnelle. La rentabilité des technologies utilisées dans ces solutions s’améliore rapidement et offre davantage d’options en matière de gestion de l’eau pour les prochaines générations”.

Dans la région MENA, plus de 60 pour cent de la population vit dans des zones où le stress hydrique superficiel est élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35 pour cent. Malgré la pénurie d’eau, la région détient les tarifs les plus bas au monde et détient à 2% la plus forte proportion du produit intérieur brut consacrée aux subventions publiques de l’eau alors que les tarifs peu coûteux découragent l’utilisation efficace de l’eau.

L’augmentation des tarifs des services d’eau donnerait un signal sur l’impact matériel de la diminution des ressources et encouragerait l’économie d’eau, selon le rapport.

Ce pas est vraisemblablement sur le point d’être franchi en Tunisie, pays où la situation des ressources en eau devient de plus en plus alarmante avec des stocks dans les barrages inférieurs de 41%, à la moyenne et où les appels à l’augmentation de la facture de l’eau se poursuivent.

L’insuffisance de l’approvisionnement en eau et l’assainissement coûte environ 21 milliards de dollars américains (environ 50,8 milliards de dinars) à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en pertes économiques, selon le nouveau rapport de la Banque mondiale. Les mesures visant à améliorer la gestion et la répartition des ressources en eau limitées sont maintenant essentielles pour la croissance et la stabilité de la région.

L’OMT lance sa campagne “Voyage, apprécie, respecte“

Par Talel

Dans le cadre de l’Année internationale du tourisme durable pour l’environnement, 2017, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) lance une campagne à l’intention des consommateurs, qui vise à leur faire comprendre la valeur et la contribution d’un tourisme durable pour l’environnement. La campagne «Voyage.Apprécie.Respecte» entend inspirer les touristes pour que le secteur soit moteur de changements positifs.    

Le principal message de la campagne tel que résumé par le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai : «Où que vous mène votre voyage, à n’importe quelle période, souvenez-vous de respecter la nature, de respecter la culture, et de respecter votre hôte. Vous pouvez être le changement que vous souhaitez voir dans le monde. Vous pouvez être l’ambassadeur d’un meilleur avenir. VOYAGE, APPRÉCIE ET RESPECTE».

La campagne sera diffusée dans plusieurs langues et à travers plusieurs canaux dans le monde; elle comporte aussi un guide, les «Conseils pour être un voyageur responsable», élaboré par le Comité mondial d’éthique du tourisme conformément au Code mondial de l’OMT d’éthique du tourisme. Ce guide donne un ensemble de recommandations aux voyageurs pour les aider à faire des choix responsables durant leur voyage, ce qui leur permettra d’avoir un impact positif sur la destination qu’ils visitent.

«Aujourd’hui plus que jamais, pour nous assurer que le tourisme soit une expérience enrichissante pour le visiteur autant que pour les hôtes, des politiques et des pratiques de tourisme durable sont indispensables, tout comme l’engagement des pouvoirs publics et administrations locales et nationales, des entreprises du secteur privé, des communautés locales et des touristes eux-mêmes», ajoute M. Rifai.

A noter que ladite campagne est parrainée, entre autres, par CNN International, le gouvernement d’Andorre, la mairie de Madrid, Iberia et la société espagnole des chemins de fer (Renfe)…

Les destinations et les entreprises du monde entier sont invitées à adhérer à la campagne et à célébrer l’Année internationale du tourisme durable pour le développement, pour un engagement du secteur dans son ensemble dans la campagne «Voyage – Apprécie – Respecte».

Communiqué

Tamaghza : Projets de rajeunissement des palmeraies

Par walid

Une série de projets sont lancés, à Tamaghza, pour le rajeunissement des palmeraies dans le cadre du programme de gestion durable des systèmes oasiens financé par la Banque mondiale.

Sept projets sont en cours de réalisation sur un total de 16 prévus pour 2017, signale le directeur financier du programme à Tamaghza, Mounir Ben Romdhane.

Les projets concernent la plantation de palmiers et d’arbres fruitiers, le remplacement des arbres improductifs, le nettoyage et le traitement biologique des plantations, ainsi que l’installation de fils barbelés autour des oasis pour les protéger contre le sanglier.

L’OCDE ajoute l’OMT à la liste des Organisations d’aide au développement

Par Talel

Le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, qui réunit trente des principaux pays donateurs, a ajouté l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) à la liste des Organisations internationales éligibles à l’AOD.   

L’inclusion de l’OMT dans cette liste signifie que les contributions financières que les pays versent à l’Organisation, comme les cotisations, seront désormais considérées comme de l’aide officielle au développement (AOD), soit un financement destiné à impulser l’essor économique et le bien-être des pays en développement. Ces contributions feront désormais partie de l’engagement pris par les membres du CAD de l’OCDE de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’AOD.

En outre, les contributions volontaires aux activités et projets de coopération technique de l’OMT dans l’un ou l’autre des 146 pays bénéficiaires de l’AOD sont toujours considérées également comme de l’AOD.

Cette décision historique coïncide avec la célébration de l’“Année internationale du tourisme durable pour le développement“ (2017) proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies.

L’inclusion de l’OMT dans cette liste et l’Année internationale 2017 mettent en exergue l’importante contribution du tourisme durable au développement, à la paix et à la prospérité et, partant, au Programme à l’horizon 2030 et ses 17 Objectifs de développement durable.

Le secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, n’a pas manqué de se féliciter de cette décision grâce à laquelle le tourisme pourra obtenir une AOD accrue, le secteur ne bénéficiant actuellement que de 0,14% des flux totaux d’AOD alors qu’il représente 10% du PIB mondial et qu’il emploie une personne sur dix.

«Ceci encourage clairement le travail et l’engagement de l’OMT en faveur d’un tourisme durable, responsable et accessible à tous, capable de contribuer substantiellement au développement économique, à la conservation environnementale et culturelle et à la paix», a-t-il dit.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, lui aussi a félicité l’OMT et son secrétaire général, Taleb Rifai, «pour ce succès remarquable qui illustre la fructueuse collaboration de notre pays avec l’Organisation». Car cette proposition avait été présentée à l’OCDE par l’Espagne, où siège l’OMT, et coparrainée par l’Allemagne et les Émirats arabes unis.

Hafedh Ghanem assure que la Tunisie peut compter sur la BM pour la mise en place du PPP 

Par Talel

Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Hafedh Ghanem, a affirmé, vendredi 4 août 2017 à Tunis, la disposition de la Banque et des institutions financières qui y sont rattachées à soutenir l’orientation de la Tunisie vers l’encouragement du partenariat entre les secteurs public et privé (PPP), comme mécanisme efficace pour mettre en œuvre les grands projets porteurs de croissance et capables d’alléger la pression sur le budget de l’Etat.

Un communiqué du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale indique que Ghanem a mis l’accent, lors d’une rencontre avec Fadhel Abdelkefi, sur l’attachement de son institution à accorder à la Tunisie le soutien financier et technique nécessaire pour garantir la réussite de cette démarche, dans plusieurs domaines.

De son coté, Abdelkefi a exposé les difficultés et pressions auxquelles est confrontée la finance publique, soulignant que le gouvernement se penche actuellement sur la préparation du budget de l’Etat pour l’année 2018 et sur la mise en place de scénarios et de propositions visant à alléger les différentes pressions, à garantir les équilibres globaux et à relancer la croissance.

Le ministre a indiqué que le gouvernement focalisera ses efforts, lors de la prochaine période, sur le partenariat public-privé à travers l’encouragement de la réalisation des grands projets, de manière à atténuer la pression sur le budget de l’Etat et à donner la chance au secteur privé de contribuer à la relance de l’investissement, l’un des principaux moteurs de la croissance.

Réformes du secteur financier tunisien: Pourquoi focalise-t-on sur les banques publiques?

Par Talel

“La privatisation des banques publiques n’est certes pas à l’ordre du jour”, comme l’a récemment indiqué le 20 courant le ministre des Finances par intérim, Mohamed Fadhel Abdelkefi, à sa sortie d’un forum sur la «Modernisation du secteur bancaire: enjeux de la réussite pour la Tunisie», mais le processus de leur restructuration-cession est désormais engagé.

C’est même un engagement ferme que le gouvernement tunisien avait pris auprès du Fonds monétaire international (FMI). Pis, cette conditionnalité, le FMI en a fait non seulement un prérequis pour décaisser le reste des tranches du prêt accordé à la Tunisie en mai 2016 (2,8 milliards de dollars) mais également une priorité dont il suit les avancées mensuellement à la faveur de rapports fournis par son équipe en Tunisie.

Le diagnostic et la recette de la Banque mondiale

Chastement appelée “restructuration-modernisation“, cette réforme qui concerne tout le secteur financier se fera sur la base d’une étude-analyse de la Banque mondiale.

De quoi s’agit-il?

Laurent Gonnet, leader Financial Sector Specialist (représentant du bureau de la Banque mondiale à Tunis), en a présenté les grandes lignes, du moins pour le secteur bancaire.

Cette étude est partie des doléances exprimées par les acteurs privés. Selon lui, “entrepreneurs, artisans, professionnels, patrons de petites entreprises, start-ups, mais aussi les investisseurs étrangers… tous nous le disent et nous le redisent: la croissance économie ne serait plus forte en Tunisie que si le secteur bancaire était plus solide, plus compétitif, plus moderne, plus innovant, bref, plus apte à prendre des risques pour accompagner les entreprises dans leur besoin de croissance.

Comme écho à ces exigences, les données statistiques sur le retard tunisien en matière de crédit bancaire ne manquent pas: toutes soulignent à la fois le manque de crédit et la relative mauvaise qualité de ces crédits (souvent trop courts, trop chers et alloués trop souvent à des entreprises non performantes, c’est-à-dire des entreprises qui sont peu créatrices d’emplois”.

Pour combler ce retard, le gouvernement tunisien a un plan. Un plan ambitieux dont deux volets méritent qu’on s’y attarde.

Le premier consiste en la rationalisation du pôle bancaire public. L’Etat est présent dans pas moins d’une quinzaine (15) d’institutions financières, et chacun peut imaginer le caractère inefficace de cet extrême éparpillement.

Le second inclut l’amélioration du cadre légal et réglementaire (nouvelle loi bancaire, nouvelle loi sur la faillite, réforme du régime des garanties, loi sur les bureaux de crédit…).

Pour la Banque mondiale, une fois toutes ces lacunes remédiées, les résultats attendus seront “plus de concurrence bancaire, plus d’efficacité dans le financement de l’économie, plus de sécurité pour les déposants, des taux d’intérêt plus bas pour les entrepreneurs et les particuliers, des maturités plus longues pour financer des investissements de long terme…”.

En un mot : plus de financement pour plus de croissance économique en Tunisie et plus de créations d’emplois.

La réforme est globale

L’étude insiste pour signaler que “la réforme des banques publiques constitue une priorité immédiate, mais elle n’est qu’un élément parmi une dizaine d’autres réformes touchant tout le secteur financier. La Banque mondiale examine avec le ministère des Finances les autres chantiers à mener dans la micro-finance, l’assurance, les marchés des capitaux, dont les performances sont médiocres. L’infrastructure et le cadre légal qui régissent directement et indirectement le secteur financier appartiennent à un temps révolu. La Tunisie a plus que jamais besoin d’un secteur financier moderne, efficace et innovant, capable de relever les défis en matière de croissance et d’inclusion économique”.

Focalisation sur les banques publiques

L’étude la Banque mondiale devait répondre à cette question récurrente: pourquoi focaliser sur les seules banques publiques alors que certaines banques privées sont, elles aussi, montrées du doigt pour leurs créances douteuses importantes, leur participation jugée insuffisante au financement des PME et la faible qualité de leurs services?

Dans sa réponse, la Banque mondiale relève que les banques publiques occupent un tiers du marché et que, à ce titre, elles ont une influence sur l’ensemble du marché bancaire. Cette influence est malheureusment négative et est perceptible à travers le phénomène de nivellement par le bas.

Et l’étude de l’expliquer: “Ce phénomène se produit lorsque, sur un marché donné, une poignée de concurrents peut durablement sous-performer sans avoir à subir les conséquences de leur mauvaise gestion. C’est ce qui arrive lorsque tous les acteurs, y compris les moins performants, bénéficient d’un environnement réglementaire peu contraignant, comme cela a longtemps été le cas pour les banques publiques en Tunisie. Ce traitement a en fait consisté à appliquer des règles prudentielles en-deçà des règles prudentielles internationales, comme par exemple la possibilité de ne pas complètement enregistrer de pertes en dépit d’un volume important de créances impayées. Ce régime a également bénéficié aux banques privées puisque les règles prudentielles s’appliquent uniformément à toutes les banques. En bref, la réglementation a jusqu’à récemment permis aux banques publiques de survivre et aux banques privées de faire des bénéfices confortables sans trop d’efforts, même en situation de fort ralentissement économique, comme actuellement. C’est ce que l’on appelle le “lazy banking”.

La recapitalisation, une perche de salut ?

Quant aux Tunisiens peu avertis qui ont cru que la recapitalisation des banques publiques en 2015 -près de 700 millions de dinars ont ainsi dû être injectés sous forme de capital dans la BH et la STB-, l’étude rappelle que cette recapitalisation n’est qu’un élément de la réforme du secteur bancaire public et qu’à la limite ces recapitalisations n’étaient qu’une perche de salut qui a permis aux banques publiques de survivre et de raccrocher in extremis aux wagons. “De gros efforts restent encore à fournir en termes de modernisation de leur système d’information (global banking), de leurs gammes de produits et services, de leur organisation et de leur culture”, relève l’étude.

En clair, la mauvaise gestion du secteur bancaire demeure totale. Les contribuables ne sont pas au bout de leur peine. Ils peuvent encore mettre la main dans la poche pour sauver ces boîtes mal gérées.

Tony Verheijen est le nouveau représentant de la BM en Tunisie 

Par Talel

Antonius (Tony) Verheijen, nouveau responsable des opérations de la Banque mondiale (BM) pour la Tunisie, a pris ses fonctions lundi 31 juillet 2017, annonce la Banque dans un communiqué. Il succède à ce poste à Eileen Murray, nommée conseillère au Centre pour l’intégration en Méditerranée à Marseille (France), après avoir passé 6 ans à Tunis.

Au titre de ses nouvelles fonctions, M. Verheijen “sera chargé de poursuivre et renforcer la collaboration entre la Banque mondiale et la Tunisie. Il s’attachera notamment à assurer la coordination des programmes entrepris” par cette institution “en vue de soutenir le pays dans ses efforts pour devenir une économie ouverte tirée par un secteur privé dynamique et à même d’offrir des perspectives à tous les Tunisiens, particulièrement aux femmes, aux jeunes et aux habitants des régions de l’intérieur”, précise le communiqué.

Tony Verheijen, qui a rejoint la BM en 2002, “s’est essentiellement consacré à la gestion du secteur public, à la réforme de la fonction publique, à la gouvernance et à la lutte contre la corruption, ainsi qu’à des questions en lien avec la gestion économique”. Il détient ainsi un profil conforme aux exigences de la situation économique de la Tunisie, pays miné par la corruption et où la croissance peine toujours à rebondir, plombée entre autres par les charges du secteur public.

Le nouveau responsable de la banque a travaillé “sur des projets en Asie du Sud et de l’Est, en Afrique centrale et de l’Est, en Russie et en Asie centrale, ainsi qu’en Europe centrale et orientale”.

Avant de rejoindre la Banque mondiale, M. Verheijen a occupé des postes au sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Slovaquie, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a contribué aux processus de transformation dans des pays d’Europe centrale et orientale au moment de leur adhésion à l’Union européenne, agissant en tant que conseiller auprès des bureaux chargés de l’intégration européenne et des équipes chargées des négociations d’adhésion.

M. Verheijen est diplômé de l’université Erasme de Rotterdam, titulaire d’une maîtrise de relations internationales de l’Université libre de Bruxelles et d’un doctorat de l’université de Leyde (Pays-Bas).

EIT valide l’offre d’Abraaj Group pour le rachat de ses parts chez l’opérateur historique

Par Walid Naffati
Après plusieurs mois de tractations, ce n’est qu’aujourd’hui 21 juillet 2017, que le partenaire émirati de Tunisie Telecom, EIT, est arrivé, enfin, à valider l’offre du Groupe Abraaj pour le rachat de ses 35% dans le capital de Tunisie Telecom (comme on l’a déjà annoncé sur thd.tn en novembre 2016). Bien qu’un accord oral ait été […]

Affaire BFT : Que va-t-il se passer après la condamnation de l’Etat tunisien?

Par Talel

Les plus hautes autorités du pays se sont probablement réveillées mardi matin 18 juillet 2017 avec la gueule de bois. La nuit précédente a en effet été très, très longue. Car, lundi en début de soirée, la catastrophe depuis longtemps annoncée s’est produite: le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a condamné l’Etat tunisien dans le litige l’opposant à la société ABCI Investments Limited au sujet de la Banque franco-tunisienne.

Lire aussi : Affaire BFT : Chronique d’une catastrophe annoncée

Avant la décision du CIRDI : L’Etat tunisien persiste dans sa fuite en avant?

D’après nos informations, le tribunal arbitral relevant du groupe de la Banque mondiale a estimé que l’Etat tunisien est responsable dans ce dossier, qu’il lui est reproché d’avoir exproprié l’investissement d’ABCI Investments Limited par la contrainte exercée sur son ancien président d’honneur, Abdelmajid Bouden, et qu’il –c’est-à-dire l’Etat- a organisé un déni de justice, violé le droit de l’actionnaire majoritaire de la BFT à gérer sa propriété, et, ce faisant, le droit tunisien et le droit international et l’ordre public international.

En conséquence de quoi, le CIRDI décrète que l’Etat tunisien doit réparation des préjudices causés à ABCI Investments Limited.

Aussitôt informé de la terrible nouvelle, le chef du gouvernement Youssef Chahed aurait, selon nos informations, convoqué un conseil des ministres qui s’est réuni dans la soirée. Une réunion dont serait sortie la décision de mettre sur pied une commission dont on ne connaît pas la mission.

Elle regrouperait tous les ministres (Mabrouk Korchid, Domaines de l’Etat et des Affaires foncières; Ghazi Jeribi, Justice), conseillers (Lotfi Ben Sassi, conseiller-chef du pôle économique au cabinet de Youssef Chahed, et, semble-t-il, président de ladite commission), certains hauts responsables de la présidence du gouvernement (Asma Shiri Laabidi, conseillère juridique du gouvernement, et Najoua Khraief, directrice générale des affaires économiques, financières et sociales), ainsi que le gouverneur et le vice-gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari et Mohamed Rekik.

Maintenant que le CIRDI a rendu sa décision sur le fond, c’est-à-dire qu’il s’est prononcé sur la responsabilité, la deuxième phase, celle de la détermination des réparations que l’Etat tunisien va devoir verser à ABCI commence dans la foulée.

Le tribunal arbitral international a en effet donné à l’Etat tunisien et ABCI un délai de huit jours –jusqu’au 25 juillet 2017- pour se mettre d’accord sur un calendrier pour cette deuxième phase. Si les deux parties n’y parviennent pas, c’est le CIRDI qui se chargera d’en élaborer un.

Dans une déclaration à Radiomed, reprise par un site web de la place, Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la Société civile, a affirmé qu’il «faudra encore des années pour déterminer la valeur du préjudice et le montant à verser». Erreur, la –longue- expérience passée du CIRDI nous apprend que la détermination des réparations à payer ne dure que quelques mois. Ce qui veut dire que le coup de massue financier –si l’Etat ne change pas de comportement- tomberait au plus tard au début de l’année prochaine.

Articles en relation :

Arbitrage international : La Tunisie va-t-elle dénoncer la Convention Cirdi?

Affaire BFT : L’Etat moins confiant mais toujours opposé à un règlement amiable

Banque  : Manœuvres autour du dossier de la BFT à l’ARP

Affaire BFT : ABCI fait une ultime proposition de règlement amiable à l’Etat tunisien

Affaire BFT : Pourquoi l’Etat réactive l’arme du pénal?

Tunisie – Banques : L’Etat envisage-t-il de nouveau la liquidation de la BFT?

❌